Place d’Armes Les marronniers adoptés par des opposants au projet

le 28/10/2012 à 04:00 Dominique Lhomme
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La neige n’a pas freiné la détermination des opposants au projet.  Photos Dominique Lhomme

La neige n’a pas freiné la détermination des opposants au projet. Photos Dominique Lhomme

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Hier, symboliquement, une cinquantaine de personnes, ont manifesté leur opposition au projet de rénovation de la place d’Armes à Belfort.

Le combat pour la défense de la place d’Armes se poursuit. Christophe Grudler, conseiller municipal d’opposition (Modem, Nouveau Souffle pour Belfort) ne désarme pas. Après avoir saisi cet été le préfet pour un recours en annulation, considérant « qu’il était indispensable de mener une étude d’impact » avant d’engager les travaux, Christophe Grudler a saisi le tribunal administratif de Besançon, ayant, selon lui, « une base juridique suffisante pour bloquer le projet ».

« Le recours sur le fonds a déjà été déposé. Celui en référé le sera lundi (NDLR : aujourd’hui), explique Christophe Grudler. C’est indispensable pour empêcher l’abattage des arbres. Avec l’aide de nombreux Belfortains, nous avons déjà obtenu plusieurs victoires permettant de retarder les travaux. Mais, depuis lundi, le maire de Belfort a la possibilité technique d’abattre tous les marronniers, puisque les travaux ont été déclarés à la préfecture. Entre le référé, l’audience du référé et la décision de justice, il peut se passer au moins un mois. »

Faire reculer la municipalité

Hier après-midi, les Belfortains, opposés à l’abattage, ont symboliquement adopté un des dix-neuf marronniers de la place d’Armes. Un par personne. Chaque « parent » a signé une pétition et a reçu un certificat d’adoption en échange, document pouvant être paraphé par Christophe Grudler ou Jean-Jacques Valentin, président de Nouveau Souffle pour Belfort. Les parents pouvaient aussi être pris en photo devant « leur » arbre. Au total, la manifestation a réuni une cinquantaine de personnes.

« Le fait que les opposants au projet viennent aujourd’hui, c’est pour dire au maire : attention, vous devez attendre la décision du tribunal administratif avant de commencer tous travaux, précise Christophe Grudler. Nous avons un réel espoir de victoire car la procédure n’est pas respectée. Le maire n’a pas fait d’étude d’impact environnemental et de circulation. »

« Place Corbis bis »

Le but de Christophe Grudler et de Nouveau Souffle est clairement de faire reculer le maire de Belfort. « Le projet est passé de 6 à 7 millions d’euros et comme les appels ont été infructueux, avec près de 9 millions d’euros de travaux, le maire a été contraint de lancer une nouvelle consultation, car il veut rester à 7 millions d’euros, explique Christophe Grudler du haut du kiosque. Cela n’empêche pas l’abattage des arbres. On sait que les Belfortains sont attachés à leurs marronniers, qui n’ont pas été entretenus durant des années. Nous sommes d’accord sur le fait que la place a besoin d’être rénovée, mais en respectant son cachet, l’architecture, les végétaux. On ne veut pas d’une place Corbis bis. Je suis en phase avec la revendication « minéral non, végétal oui ». »

le 28/10/2012 à 04:00 Dominique Lhomme

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