Territoire Le centre de secours des pompiers de Grandvillars est menacé de fermeture
Des Incertitudes sur la pérennité de Grandvillars. Archives Pascal Chevillot Des Incertitudes sur la pérennité de Grandvillars Photo d’archives
L’avenir des centres de secours de Montreux-Château, Rougemont-le-Château et Grandvillars était au cœur des débats mercredi soir sur la table du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours. La situation à Grandvillars risque de mener à une situation de crise.
D’ordinaire, les décisions du conseil d’administration du service départemental d’un incendie et de secours (Casdis) du Territoire de Belfort sont approuvées à l’unanimité, comme ce fut le cas, mercredi soir, sur le vote des orientations budgétaires. Le consensus s’est lézardé avec les études immobilières des centres de secours de Montreux-Château, Rougemont-le-Château et Grandvillars.
Après un volet diagnostic, ce rapport a défini l’importance de leur restructuration. « À l’issue de ce programme en 2019 », s’enthousiasme le président du Casdis Yves Ackermann, « nous aurons achevé la construction ou la rénovation des dix casernes. »
Après la construction d’une caserne à Châtenois-les-Forges l’année prochaine, plus chère que prévue avec l’ajout de 288 000 € au budget initial de 1,37 million d’euros, le Casdis aimerait créer avec le Haut-Rhin, un centre de secours interdépartemental à Montreux-Château en 2014.
« Mais il nous faudra clarifier la position du Haut-Rhin », déclare Yves Ackermann. « Nous n’avons plus de nouvelles. Il nous faut savoir s’il nous faudra assumer seul la charge financière de cette construction. »
Selon Laurent Conrad, maire de Montreux-Château, les retards actuels seraient liés au refus de son collègue de Montreux-Vieux d’assister au déménagement de son centre vers le Territoire.
« Le Haut-Rhin n’a pas participé à l’acquisition d’un terrain à Montreux-Château », rappelle-t-il. « Je crains qu’il en soit de même pour la caserne. » Mais le principal sujet de polémique est venu du classement des prochains investissements immobiliers. Après Châtenois-les-Forges et Montreux-Château, sont inscrits Rougemont-le-Château et Grandvillars.
Le maire de la commune du Sud Territoire Christian Rayot s’est étonné de l’estimation de 727 000 € pour la réhabilitation de sa caserne, en comparaison des projections pour les autres centres de secours qui dépassent le million d’euros (lire encadré).
« Envisagez-vous toujours de fermer Grandvillars », s’enquit-il. La question est posée dans le projet de schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR). Son élaboration a débuté en juin 2011. L’objectif est de dépoussiérer le SDACR de 2005 en tenant compte du bilan de la couverture du département par dix centres de pompiers et de définir l’évolution des risques sur les dix années à venir. Le document d’environ 396 pages évoque dans un paragraphe « les difficultés récurrentes de fonctionnement du centre de secours de Grandvillars ». Il note qu’elles ont pour origine « le manque d’effectif, la vétusté des installations, des désordres relationnels internes, un manque de discipline et d’autorité et des problèmes d’encadrement. »
« La situation s’est aggravée en 2011 avec des tentions et des dissensions internes », révèle le lieutenant-colonel Heleu. « Le schéma doit examiner les choses de manière objective », souligne Yves Ackermann en complément du directeur des secours. « Nous soumettrons ses priorités à une large concertation avec les élus. »
Le nouveau SDACR sera validé par le Casdis le 13 décembre. On connaîtra alors le sort de Grandvillars. Si la décision était prise, sa fermeture pourrait intervenir en juillet 2013.








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