Économie d’énergie : gros marché pour le BTP, mais en attente

le 26/10/2012 à 05:00 Céline Mazeau
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La Jonxion à côté de la gare TGV : des bâtiments HQE (haute qualité environnementale) et BBC (basse consommation). Document DR

La Jonxion à côté de la gare TGV : des bâtiments HQE (haute qualité environnementale) et BBC (basse consommation). Document DR

Selon la fédération française du Bâtiment, l’ensemble des travaux liés aux économies d’énergie pourrait représenter un marché de 20 milliards d’euros par an. Pour l’heure, pourtant, la demande est nettement moins importante. La donne pourrait changer avec l’évolution de la législation.

Le Grenelle de l’environnement n’a pas été une révolution pour les professionnels du bâtiment, si l’on en croit Denis Tisserand, vice-président de la fédération du Bâtiment du Territoire de Belfort. Une évolution sans doute, mais pas « un choc » : se préoccuper d’isolation thermique ou d’économie d’énergie est, dit-il, entré dans les mœurs depuis le début des années soixante-dix et le premier choc pétrolier. Depuis, la profession a assimilé au fur et à mesure les avancées techniques et les contraintes légales.

Aujourd’hui, dit-il, « les entreprises sont prêtes, les techniques sont maîtrisées et les salariés formés ». C’est en fait la demande qui n’est pas au rendez-vous. Selon la fédération française du Bâtiment, l’ensemble des travaux liés aux économies d’énergie pourrait représenter un marché de 20 milliards d’euros par an en France. On en est loin à l’heure actuelle.

Frein financier

Le principal frein reste financier, estime Denis Tisserand : qui dit contraintes techniques plus importantes dit surcoût. Un surcoût que les bailleurs sociaux estiment entre 25 000 et 30 000 euros par logement. Évidemment ce supplément d’investissement est censé être amorti dans le temps grâce aux économies d’énergie mais, à l’heure où sévit la crise, il reste visiblement dissuasif.

La donne pourrait changer rapidement, suggère Thierry Marget, le secrétaire général de la fédération départementale du Bâtiment : « Pour l’heure le marché n’est pas là mais il pourrait rapidement être là. » Dès le 1 er janvier 2014, toutes les aides dont peuvent bénéficier les clients (crédits d’impôts, prêts à taux zéro etc.) seront « conditionnés » : il faudra que l’entreprise qui a réalisé les travaux ait le label RGE (reconnu Grenelle de l’environnement).

Les professionnels de la fédération française du Bâtiment ont déjà leur marque : les Pros de la performance énergétique.

le 26/10/2012 à 05:00 Céline Mazeau

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