Belfort Le jeune mendiant s’en prend à une malade d’Alzheimer
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Un jeune homme a été condamné hier matin par le tribunal de Belfort pour l’agression d’une personne âgée, mardi, rue Foltz à Belfort.
Arrivé en France voici six semaines, domicilié chez un ami à Mulhouse dont il dit ne pas connaître le nom de famille, mendiant, le prévenu âgé de 18 ans qui comparaissait hier devant le tribunal de Belfort, de nationalité roumaine, a abordé Marie-Louise, 75 ans, qui quittait son appartement pour prendre le bus. La septuagénaire explique qu’après avoir voulu lui faire signer un papier en faveur d’une mystérieuse association, il lui a demandé de l’argent, avant, devant son refus, de saisir de la bretelle de son sac à main. La Belfortaine, qui avait enroulé la lanière de plusieurs tours autour de son bras en voyant arriver le jeune homme, a crié très fort. Il a lâché prise, a pris la fuite, avant d’être arrêté, un peu plus loin, par la police à laquelle il tentait d’échapper en courant.
Une demi-heure plus tôt, la victime, avait entendu sonner à sa porte, avait ouvert en pensant que c’était sa fille, et s’était retrouvée nez-à-nez face à un autre jeune homme. Elle avait refermé sa porte rapidement.
Atteinte de la maladie d’Alzheimer, marchant très difficilement, la victime se présente à la barre, appuyée au bras de sa petite-fille. Le prévenu nie toute agression. Il reconnaît avoir mendié, et même avoir mendié en faisant signer de fausses pétitions, tout en sachant que ce procédé était interdit. « C’est pour cela que j’ai fui la police », argumente-t-il. En garde-à-vue, il avait déclaré que la septuagénaire devait être ivre ou sénile pour penser qu’il avait tenté de la voler.
Devant le tribunal, il explique qu’elle « ment ». « Regardez-la, regardez-moi. Je suis dix fois plus fort qu’elle. Si j’avais voulu prendre ce sac, je l’aurais pris et elle n’aurait pas pu m’en empêcher », lâche-t-il avant de demander à son avocate, Me Martinez, de réclamer un supplément d’enquête pour que soient produits les enregistrements de videosurveillance de cette rue.
Vaine requête : la voie n’est pas équipée d’un tel système. Philippe Babo, le président du tribunal, détaille le certificat médical indiquant que la victime a subi un « choc psychologique » et qu’elle tremblait de tous ses membres lorsque le médecin l’a vue. Il relève, par ailleurs, que c’est la première fois que cette dame a affaire à la justice. Pour la défense, Me Martinez plaide le doute. Pour le ministère public, M. Clément requiert six mois de prison.
Le tribunal a condamné le jeune homme à trois mois de prison ferme et a ordonné son placement immédiat en maison d’arrêt.








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