Belfort Quatre cents espèces de champignons à découvrir
Les visiteurs sont surtout des ramasseurs de champignons comestibles qui veulent en savoir davantage pour ne pas se tromper. Photo Christine DUMAS
Plus de 400 espèces différentes de champignons : c’est ce que présentait la société mycologique du Territoire de Belfort à l’occasion de son salon du champignon, à la salle des fêtes. Et encore : les champignons amenés par les membres samedi n’avaient pas tous été triés ! « Le but, ce n’est pas non plus d’en mettre trop, sinon les gens ne retiennent rien ! », expliquait le président de la société mycologique, Jean-Pierre Chevrolet. Pour rendre la chose plus pédagogique, les membres avaient préparé des tables thématiques. Exemple : champignons comestibles sur l’une, toxiques sur l’autre, avec également une partie consacrée aux confusions possibles entre deux espèces. La différence entre le meunier (comestible) et un autre champignon toxique a particulièrement intéressé Fabienne, de Belfort, qui a découvert cette année cette espèce de champignon et en a d’ailleurs ramassé la semaine dernière.
Comme elle, beaucoup de visiteurs du salon sont des consommateurs de champignons, explique Agnès Greset, membre de la société mycologique, qui répondait aux questions. « Je ne viens pas tous les ans, mais si à chaque fois je peux découvrir un nouveau champignon comestible, je me dis qu’au lieu d’en ramasser 50 sortes, j’en ramasserai 51 ! », explique Bernard, de Belfort, qui ramasse les champignons depuis 60 ans : « j’ai appris à l’âge de 5 ans, avec ma mère et celle d’un copain. A 10 ans, je partais toute la journée en forêt en chercher. » Cependant les champignons comestibles ou toxiques n’étaient pas les seuls au menu du jour. Une table était notamment consacrée aux odeurs des champignons : le macrocystidia cucumis sent par exemple le concombre, le lentinellus cochleatus l’anis, et le lactarius glyciosmus la noix de coco. Sur une autre table, étaient présentés des champignons rares, comme cet hericium clathroide, ressemblant à une grosse éponge blanche : « c’est la deuxième fois de ma vie que j’en trouve », explique Jean-Pierre Chevrolet, qui est allé le chercher du côté de Kaysersberg, en Alsace. Le président montrait aussi un pisolithus arrhizus, champignon qui pousse dans les anciennes mines de charbon, en l’occurrence celle de Ronchamp. Et de rappeler qu’une liste rouge de champignons protégés est en train d’être élaborée au niveau européen.
Après avoir admiré tous ces spécimens, les inconditionnels pouvaient repartir avec un tableau grand format, œuvre d’une jeune artiste locale, et représentant… des champignons bien sûr.








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