Valdoie Deux points de discorde soulevés par Optymo phase II
Les places de stationnement rue Carnot pourraient disparaître pour devenir un couloir de passage pour les bus. Photo Youness Khemmali
Les aménagements prévus dans le cadre d’Optymo Phase II, opération de restructuration du réseau de transports en commun du Territoire, ont été présenté lundi soir aux Valdoyens. Deux groupes de travail vont être formés pour faire face aux vives contestations.
Devant plus d’une centaine d’habitants qui avaient investi la salle Jeanne d’Arc, le maire de Valdoie Michel Zumkeller a d’emblée fait le point sur l’état d’avancement du projet. Il a rappelé qu’en amont de cette réunion, une consultation a déjà été réalisée et que « le conseil municipal examinera le dossier et statuera sur sa validation prochainement ».
Trois aménagements majeurs sont à l’étude dans la commune. En premier lieu, un parking-relais sur la route d’Eloie, à l’endroit de l’ancienne usine Zvereff, une idée qui ne soulève aucune réserve, d’autant que s’y trouvera implanté un parc à vélos.
L’aménagement de la place Larger, devant la mairie, suscite en revanche beaucoup plus de controverses. « L’idée est de combiner une amélioration du système de desserte à cet endroit avec une amélioration du paysage urbain du centre-ville », a précise Alfred Peter urbaniste en charge du projet. « Le principe d’une circulation en boucle via la rue Carnot est conservé, l’idée étant d’installer un pôle d’échange devant la mairie ce qui va augmenter la fréquence de passage des bus. On veut créer un dégagement, ce qui simplifiera la circulation des bus dans cette zone, les places de parking devant les commerces seront supprimées pour permettre aux bus de remonter en sens inverse, le kiosque à journaux sera remplacé par un kiosque plus moderne, et l’entrée sur le parking de la place Larger sera lui condamné ». Une proposition qui a provoqué la colère de l’assistance, et des commerçants en particuliers, inquiets de voir disparaître l’accès immédiat à leurs boutiques. Les questions n’ont pas tardé : « Où vont s’arrêter mes clients ? », « Comment vont se faire mes livraisons ? », « Pourquoi les habitants ne sont-ils pas consultés via un référendum ? », « Peut-on faire de la place Larger un entonnoir alors même qu’elle est ceinturée par trois établissements scolaires, une poste, des commerces… ? »
«Le conseil dispose»
Christian Proust, président du Syndicat mixte des transports en commun, a répondu que « le SMTC propose et le conseil municipal dispose. C’est à chacun d’assumer ses responsabilités, mais c’est le conseil municipal qui tranchera. Et d’ajouter : Je ne suis pas hostile au référendum mais, là encore, c’est aux élus d’en décider. La dizaine de places de parking située rue Carnot ne constitue pas une zone de chalandise prioritaire. Nous avons dénombré 40 à 50 rotations de véhicules par jour, qui ne concernent pas que des clients des commerces.Néanmoins, avant de trancher, il doit y avoir un dialogue, nous sommes d’accord pour trouver d’autres solutions alternatives proches, et je crois q’un groupe de travail mené avec les commerçants pourrait se réunir pour y réfléchir ». Alfred Peter justifie la suppresion de l’entrée au parking par « la volonté de sécuriser la zone en installant un très large passage piéton et de faire de cet espace un espace flexible, un lieu de vie susceptible d’attirer du monde avec une qualité paysagère de premier plan ».
Sur ce point, le projet se heurte aussi aux réticences d’Yves Ackermann, président du conseil général : « Même si je souscris à l’ensemble du projet, auquel le CG90 contribue financièrement, je ne partage pas l’idée d’une place ouverte. La place a été dessinée telle qu’elle est actuellement pour protéger les enfants et les parents qui se rendent dans les trois écoles, un souci toujours d’actualité aujourd’hui. A mon sens, il faut retravailler cet aspect du projet qui impacte durement les commerçants, pour qui on doit trouver des solutions ».
La fluidification du trafic au niveau du passage à niveau de la rue Zola constitue le dernier point de discorde entre les décideurs et les riverains. Le SMTC propose de créer une déviation en ouvrant une nouvelle rue qui traverserait l’entreprise Voiland (fermée) alors que la municipalité souhaite dévier le trafic via la rue Bussang, dans laquelle sont recensés pas moins de 60 logements de riverains qui craignent les gênes occasionnées par les passages des bus, en sus de ceux des véhicules.
Plaque tournante
Christian Proust a précisé ici que « le projet total coûtera près de 2,3 millions d’euros, une somme sur laquelle la commune participera à hauteur de 200000 euros, ce qui représente à peu près 40 % de la somme engagée pour l’aménagement du passage à niveau, une opération de voirie que la commune elle-même aurait pu engager. Là aussi, nous n’imposerons rien et nous discuterons avec toutes les parties concernées, riverains et municipalité. Mais, il faut comprendre les raisons de cet engagement : Valdoie doit continuer à jouer son rôle de plaque tournante du réseau ! »








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