Ballons de Belfort Une nuée de montgolfières au-dessus de l’Aire urbaine

le 09/09/2012 à 05:00 Céline Mazeau
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Décollage groupé hier en fin d’après-midi du côté de  Bessoncourt. Photo Pascal Lainé

Décollage groupé hier en fin d’après-midi du côté de Bessoncourt. Photo Pascal Lainé

Une quarantaine d’ aérostats ont décollé hier matin et hier soir dans le cadre de la 26 e édition des Ballons de Belfort. Le show aérien se poursuit aujourd’hui.

Il est 7 h et tout le monde est à pied d’œuvre : pilote, passagères et accompagnateurs s’affairent autour de la nacelle. Des nappes de brume dorée flottent au-dessus du pré et la rosée mouille le bas des pantalons. Maryline Morallet et Nicole Collas, toutes deux adjointes au maire de Sévenans, suivent les instructions : elles tiennent fermement l’enveloppe de la montgolfière tandis que cette dernière se gonfle d’air chaud. Le silence matinal n’est troublé que par le bruit du ventilateur et, de temps en temps, par celui du brûleur. Tout va vite : le ballon – en forme de coq ! – est maintenant prêt à décoller. L’équipage peut embarquer.

Au même moment, dans plusieurs communes de la Communauté de l’agglomération belfortaine (Cab), la même scène se reproduit. C’est le principe : les Ballons de Belfort, manifestation organisée par la Cité du Lion et deux associations (Ballooning Adventures et le Club aérostatique de Franche-Comté), sont un rassemblement d’aérostats. Tous sont censés décoller au même moment (dans divers lieux ou au même endroit).

C’est l’heure : le vol peut débuter. Les organisateurs, cependant, doivent gérer quelques imprévus de dernières minutes : à Trévenans, personne n’est candidat pour monter dans le ballon ; à Morvillars ( où la mairie a organisé un tirage au sort) c’est le contraire : les passagers sont là, c’est le pilote et la montgolfière qui font défaut (la balade sera finalement reportée à ce matin).

Pour Maryline et Nicole, c’est une première. Jamais jusqu’à maintenant elles n’avaient mis les pieds dans une nacelle. Elles appréhendent un peu. Comment réagit-on quand on se retrouve à 500 mètres du sol ? L’une d’elle demande au pilote depuis quand il fait ça. Réponse : 33 ans de pratique et 3000 heures de vol. « C’est bien, s’amuse la néophyte. On a un professionnel ! »

L’entrée en matière procure quelques sensations : les coups de brûleur, chaque fois qu’il faut réchauffer l’air dans l’enveloppe, prennent les novices par surprise. Et puis il y a le passage au-dessus de l’A36 : difficile de ne pas envisager ce qui se passerait en cas de chute…

Une balade à 15 km/h

Mais la beauté du moment dissipe bien vite ces – petites – inquiétudes. Le ballon, poussé par un léger vent d’est, glisse au-dessus de la Haute-Saône encore enveloppée de brume. Une balade suspendue à 15 km/h. Au dessous, les vaches s’enfuient, les chiens aboient et les gens, sur le pas de leur porte, saluent de la main. Tout autour, le ciel se remplit d’autres ballons, des montgolfières venues de France, de Suisse et d’Italie. Une armée de petits confettis colorés.

Il est 8 h, les passagères du coq n’ont pas vu le temps passer. Le ballon ralentit à présent. Le pilote a repéré un champ où se poser dans le secteur de Saulnot. Un atterrissage en douceur mais nacelle couchée. Pas grave : Maryline et Nicole sont ravies, prêtes à recommencer dès que l’occasion se représentera.

le 09/09/2012 à 05:00 Céline Mazeau

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