Rentrée Les logements sociaux étudiants toujours autant plébiscités en Franche-Comté

le 05/09/2012 à 05:01 Téa Bazdarevic
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À Besançon et dans le nord de la Franche-Comté, 7000 étudiants demandent un logement social chaque année. Photo archives Jean-Marc Loos

À Besançon et dans le nord de la Franche-Comté, 7000 étudiants demandent un logement social chaque année. Photo archives Jean-Marc Loos

Chaque année, dès le mois de janvier, environ 7000 demandes de logements sociaux étudiants parviennent aux Crous de Besançon et à ceux du Nord Franche-Comté. Une demande largement supérieure aux 3203 chambres et appartements disponibles.

Anthony Lacreuse fait figure d’exception (lire ci-dessous). Contrairement à lui, peu d’étudiants réussissent à obtenir un logement social aussi rapidement. Logique, lorsque l’on sait que la demande est largement supérieure à l’offre à Besançon et dans le nord de la Franche-Comté.

Chaque année, le même scénario se répète inlassablement. Près de 7 000 étudiants font une demande pour espérer décrocher une place dans l’un des logements Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) de Franche-Comté. Plus de la moitié est recalée. Pour y parvenir, il faut avant tout répondre à une série de critères sociaux très stricts, établis par le ministère, comme par exemple justifier d’un revenu faible ou inexistant. L’éloignement familial et le nombre de frères et sœurs scolarisés est un autre facteur à prendre en considération.

Il faut également s’y prendre bien en amont et ne surtout pas attendre la dernière minute. « Malgré nos recommandations, il y a toujours des retardataires », constate Chantal Vionnet, directrice adjointe du Crous de Franche-Comté.

300 dossiers en attente

Les demandes de logements sociaux doivent se faire entre le 15 janvier et le 30 avril pour l’année suivante. Une fois le dossier rempli et envoyé, la remise des logements se fait en deux temps. Un premier tour d’affectation survient à la fin du mois de juin. Les étudiants retenus doivent dire s’ils acceptent ou non le logement que le Crous leur propose.

Les désistements sont nombreux. C’est pourquoi un deuxième tour d’affectation a lieu courant juillet. « À l’heure d’aujourd’hui nous ne connaissons pas encore le nombre d’étudiant exact attendu à la rentrée dans les différents logements Crous de Besançon et du Nord Franche-Comté puisque tous n’ont pas répondu », indique Chantal Vionnet. Chaque année, 300 dossiers qualifiés de « hors délai » sont en attente. « Malheureusement nous sommes habitués, c’est chaque année pareil. On essaie de compenser le manque de places en rénovant un maximum les logements », rapporte Chantal Vionnet.

En tout, 3559 lits sont répartis dans 1923 chambres traditionnelles de 9m 2 et dans 1280 studios de type T1, T1 bis et T2 à Besançon et dans le Nord Franche-Comté. Parmi ces 3 203 logements, la ville de Belfort compte 627 logements dispatchés dans quatre résidences Crous. Les deux premières se situent dans le quartier des Glacis et les deux autres au centre-ville. À Montbéliard, trois résidences se partagent 227 logements sociaux. Enfin, le Crous a construit 22 logements étudiants à Héricourt en Haute-Saône.

* * * 

Pas de tension à Besançon
Le Crous (Centre régional des oeuvres universitaires et
scolaires) dispose de 2650 « lits » dans la capitale régionale.
Une offre qualifiée de suffisante. « On n’a pas de pression en
matière de logement. Il y a une petite liste d’attente de
quelque 200 étudiants, mais en général elle se résorbe en
cours de rentrée », précise Florence Buffet, responsable de la
communication du Crous.
Nouveauté de cette rentrée à Besançon, la réouverture totale
de la cité Canot (161 lits), plus vieille résidence universitaire de
France construite dans les années 1930, en rénovation depuis
deux ans. Florence Buffet rappelle également que tous les
bâtiments du campus bisontin de La Bouloie seront rénovés en
2014. « On est à 90 % de la réhabilitation. C’est assez rare pour
être signalé », estime-t-elle.
Dans le secteur privé, la situation n’est pas extrêmement
tendue non plus, mis à part certains secteurs comme les
environs de la nouvelle faculté de médecine sur les Hauts-du-
Chazal. Sinon, globalement, Besançon n’a pas la réputation
d’être une ville universitaire où les quelque 20 000 étudiants
ont du mal à se loger.

le 05/09/2012 à 05:01 Téa Bazdarevic

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