Giromagny L’évacuation des 800 fûts toxiques a commencé

le 24/08/2012 à 05:01 Céline Mazeau
  • Imprimer
  • Favoris
  • Envoyer à un ami

Notez cet article :

L’intervention de l’Ademe doit s’achever le 18 septembre. Photo Céline Mazeau

L’intervention de l’Ademe doit s’achever le 18 septembre. Photo Céline Mazeau

En avril dernier le président départemental de France nature environnement du Territoire tirait la sonnette d’alarme : 800 fûts renfermant des produits toxiques étaient toujours stockés dans des locaux désaffectés depuis huit ans à Giromagny. L’évacuation des déchets a commencé cette semaine.

C’est l’épilogue d’une longue histoire : cette semaine l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a lancé les opérations d’enlèvement des quelque 800 fûts renfermant des produits toxiques, abandonnés dans un entrepôt de Giromagny depuis huit ans.

Tout commence en 2003. Cette année-là, les locaux industriels situés rue des Prés-Heyds à Giromagny (ex-société Maglum, devenue C.T.A.A. en 1981) sont investis par la société Sophial SAS. Le ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie note à ce moment-là que le site « présente un dépôt important de déchets dangereux ».

En juillet un arrêté de mise en demeure est notifié à la société Sophial : il lui est demandé de prendre des dispositions pour le stockage et l’élimination des produits. En octobre, l’exploitant du site réalise une partie de ce qui lui est réclamé mais la société va mal : elle est placée en liquidation judiciaire en septembre 2004. Les activités ne sont pas reprises.

Commence alors une longue série de démarches infructueuses : en 2005 le mandataire liquidateur reçoit un arrêté demandant l’évacuation et l’élimination des déchets. Cet arrêté est suivi d’un arrêté de consignation d’une somme de 372 088 euros, soit le montant des travaux à réaliser. Fin 2005, le trésorier-payeur général confirme l’impécuniosité de la liquidation, rendant impossible la consignation de la somme.

Plusieurs solutions sont alors recherchées selon le ministère. Aucune n’aboutit. Finalement en 2011 une visite du site est organisée avec l’Ademe. L’objectif : « Déterminer la possibilité de prise en charge des travaux par l’État. »

« Concentrations en arsenic supérieures à la norme »

À ce moment-là deux diagnostics existent, réalisés à la demande du propriétaire du site ; des études qui ont mis en évidence « diverses pollutions dans les sols » (métaux hydrocarbures, traces de solvants…) ainsi que dans les eaux souterraines au droit du site (concentrations en arsenic supérieures à la norme, traces de solvants…).

Les diagnostics en revanche ne fournissent aucun élément sur une éventuelle extension de la pollution des eaux souterraines à l’extérieur du périmètre.

En juillet 2011, le préfet du Territoire requiert l’intervention de l’Ademe. L’arrêté préfectoral tombe en novembre : l’agence est chargée d’enlever et de traiter les déchets et produits dangereux présents dans le hangar de stockage. Elle doit également nettoyer les sols.

En avril 2012, l’évacuation n’a pas encore commencé quand Gérard Groubatch, président de France nature environnement dans le Territoire, tire la sonnette d’alarme : il vient d’apprendre l’existence des 800 fûts. Finalement, l’enlèvement des déchets a démarré en début de semaine. L’intervention de l’Ademe doit s’achever le 18 septembre.

le 24/08/2012 à 05:01 Céline Mazeau

Vos commentaires

Vous devez vous connecter pour poster un commentaire

Connectez-vous pour laisser un commentaire

Se connecter

Pour accéder à votre espace personnel, vous devez fournir un identifiant et un mot de passe.

* champs obligatoire

Consulter également les tags

Tags favoris info

Cliquez sur Ajoutez "Art et Culture" à vos tags favoris pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.

Cliquez sur Ajoutez "Art et Culture" à vos tags favoris pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.

Faites un "clic droit" sur le tag pour le supprimer.

chargement Bloc Ioomyz...