Rentrée Bientôt la ruée sur les trousses, les cahiers, les crayons et les cartables
Nathalie et ses deux filles à la recherche du bon cartable pour la rentrée. Traditionnellement c’est en juillet que les ventes de sacs sont les plus importantes car les clients veulent avoir le choix. Photo C.M.
Les gondoles chargées de fournitures scolaires sont en place depuis le début du mois de juillet dans les hypermarchés. Mais c’est dans quelques jours, à partir du 15 août, que la cohue va vraiment commencer devant les rayons.
Ça commence toujours très tôt : à peine les vacances sont-elles entamées que les supermarchés et hypermarchés sortent cartables, cahiers et stylos. Dès les premiers jours de juillet les rayons annoncent déjà la rentrée scolaire. « Les gens le demandent, expliquent Martine Hochstrasser, responsable du rayon bazar du magasin Leclerc à Belfort. Certains préfèrent faire leurs courses avant de partir en vacances. »
Les effets de la crise
Et puis il y a la crainte de ne pas trouver, plus tard, le cartable ou l’agenda souhaité. Bref, il y a la clientèle de juillet. Mais ce n’est pas le gros des troupes. Traditionnellement c’est en août, dans la seconde quinzaine qu’à lieu le pic de fréquentation. « Après le 15, cela monte en puissance jusqu’au premier week-end après la rentrée. À ce moment-là, on ne peut quasiment plus mettre les pieds dans les rayons tellement il y a du monde », résume Sandrine Foucher, le manager du rayon papeterie du magasin Cora à Andelnans.
L’hypermarché a agrandi son espace fournitures scolaires il y a deux ans. Neuf gondoles, plus l’allée centrale, sont dédiées à la rentrée, soit plus de 3 500 références. En plein boom, un rayon peut se vider en une journée. Pour faire face, deux étudiantes ont été embauchées pour deux mois. À elles de surveiller les rayons et de les remplir au fur et à mesure.
Pour l’heure, les travées sont encore praticables : on y voit des mères liste à la main (les pères sont très rares) à la recherche des articles demandés par les enseignants. « Trois trousses ? Elle demande ça la maîtresse ? Trois, c’est trop ! », lâche Margaux, 6 ans, debout dans le chariot que pousse sa maman. La plupart des autres enfants négocient, qui un agenda avec un animal en couverture ou bien une trousse à la mode.
Lisa, 14 ans, tient une RG 512 aux couleurs du drapeau britannique. C’est l’un des musts du moment, explique Sandrine Foucher : tout ce qui est « british » est à la mode.
Corinne, elle, fait les courses pour son fils qui entre en terminale. Son budget ? « Je ne sais pas, je vais voir. Mais, là, rien que pour la calculatrice que je viens de prendre, j’en ai pour près de 70 euros. »
La crise se fait-elle sentir ? « Oui, on sent que les gens ont du mal, répond Sandrine Foucher. Sur le mois de juillet on a enregistré une baisse de 15 % des achats de sacs par rapport à l’année dernière à la même époque et une baisse de 8 % sur la papeterie. On remarque également que les clients vont de plus en plus vers les premiers prix et les produits de la marque distributeur. »
La rentrée reste un moment fort pour les hypermarchés. « On réalise 40 % du chiffre d’affaires annuel du rayon sur deux mois », résume Sandrine Foucher.
Corinne a décidé de ne pas attendre le versement de la prime de rentrée pour faire ses courses. « Elle tombe trop tard, estime-t-elle. Après il y a trop de monde dans les rayons et moins de choix ». Isabelle, maman de deux filles de 14 et 16 ans a, elle aussi, entamé ses emplettes plus tôt. Elle sait qu’elle va toucher environ 300 euros par enfant. Son budget fournitures scolaires ? « En général ça tourne autour de 150 euros par enfant. Sans doute moins pour la grande cette année. Mais ce qu’on ne met pas dans les affaires d’école, on le met dans les habits. »
L’allocation de rentrée scolaire (ARS) a été revalorisée cette année ; cette revalorisation s’applique dès la rentrée scolaire de septembre. L’ARS est versée, sous conditions de ressources, aux familles ayant au moins un enfant scolarisé et âgé de 6 à 18 ans. L’allocation s’élève à 356,20 euros pour un enfant de 6 à 10 ans (contre 284,97 euros en 2011), 375,85 euros pour un enfant de 11 à 14 ans (contre 300,06 euros) et 388,87 euros pour un enfant de 15 à 18 ans (contre 311,11 euros en 2011).
Elle est versée à partir du 21 août.








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