Animation Les soldats du 1 er Empire campent à la citadelle de Belfort

le 05/08/2012 à 05:00 Céline Mazeau
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L’obusier pèse 750 kg. À l’époque des batailles napoléoniennes, il fallait un kilo de poudre pour tirer un obus de 14 kg. Hier les soldats de la Gad’Al ont tiré à blanc mais la détonation en a fait sursauter plus d’un.

L’obusier pèse 750 kg. À l’époque des batailles napoléoniennes, il fallait un kilo de poudre pour tirer un obus de 14 kg. Hier les soldats de la Gad’Al ont tiré à blanc mais la détonation en a fait sursauter plus d’un.

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L’armée de Napoléon s’est installée à Belfort ce week-end : une reconstitution historique proposée par l’association Gad’Al. Au programme : des uniformes, le bruit du tambour et celui des obus.

Le chef de bataillon l’avait dit : mieux vaut se boucher les oreilles quand l’obusier tonne. Le bruit est assourdissant. Il est 15 h passées (le public a dû attendre un chouïa) : la fumée envahit les airs, la reconstitution historique peut commencer.

Les membres de l’association Gad’Al (Grande Armée d’Alsace-Lorraine) ont installé leur campement dans l’un des fossés du château pour le week-end : ils restituent l’ambiance militaire du 1 er Empire, l’époque des grandes batailles napoléoniennes.

Les ordres fusent, aboyés par un gradé qui n’a pas l’air commode. C’est que ça ne plaisante pas dans les rangs. Jérôme Samok, président de la Gad’Al organise la revue des troupes dans la cour d’honneur du château. Le capitaine des grenadiers de la garde impériale a de l’allure dans son uniforme. Il a très chaud aussi : le soleil tape fort sur son bonnet à poils. « On perd plusieurs kilos à chaque reconstitution », explique-t-il.

Un simple soldat devenu maréchal d’Empire

Mais les reconstitutions sont une passion. Jean-Pierre Mir, un Belfortain, « fait ça depuis vingt-sept ans ». « C’est l’un des fondateurs de la reconstitution en France, explique Jérôme Samok. Et il a mérité chacun de ses grades. »

« J’ai commencé comme simple soldat, explique Jean-Pierre Mir. Je suis maréchal d’Empire aujourd’hui : le maréchal Lefebvre, né à Rouffach en 1755. Ma femme, elle, a commencé comme cantinière ; elle est Madame le maréchal aujourd’hui », la fameuse madame Sans-gêne, célèbre pour son franc-parler.

Mais comment mérite-t-on ses grades dans le monde de la reconstitution ? « Grâce aux connaissances acquises », explique Jérôme Samok. Ceux qui en savent le plus sur l’histoire militaire, la façon de fonctionner des armées et le protocole sont donc censés être les plus hauts gradés. Jean-Pierre Mir, lui, est devenu un spécialiste du siège de 1813-1814 à Belfort.

Il parle aussi de la désastreuse campagne de Russie il y a exactement deux cents ans. Jérôme Samok aussi : « En 1812, à la même époque, l’armée napoléonienne marchait sur Moscou. » Tous deux attendent la reconstitution de la bataille de Leipzig (octobre 1813) : « Il y aura 5000 personnes. Nous y serons ! »

VOIR Aujourd’hui, dimanche 5 août, parade en vieille ville et prise d’armes au monument des Trois sièges (12 h). Présentation d’un campement militaire du 1 er Empire (de 10 h à 18 h) et tirs de démonstration de 10 h à 18 h toutes les heures sauf à midi. Attention : les animations dans le fossé (le campement et les tirs d’obusier dans le parcours découverte) sont payantes.

le 05/08/2012 à 05:00 Céline Mazeau

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