Bourogne Site Antargaz : le maire monte une nouvelle fois au créneau
Le site Antargaz de Bourogne pourrait faire l’objet d’une nouvelle demande d’autorisation ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement).Photo d’archives Karine Frelin
Jean-François Roost, le maire de Bourogne (Territoire de Belfort), remet une nouvelle fois sur le tapis l’épineuse question du site Antargaz de Bourogne, classé Seveso. Il craint qu’on en revienne, dans cette affaire, à la situation qui prévalait avant 2008.
« Une rumeur circulait à Bourogne depuis début mai, selon laquelle Antargaz aurait demandé au préfet du Territoire de Belfort de réduire le tonnage dans le réservoir de GPL afin de passer en dessous de 200 tonnes, ceci afin de d’abroger le PPRT en passant ainsi en seuil bas, écrit Jean-François Roost, le maire de la commune, dans un communiqué. Cette situation permettrait de revenir à la situation d’avant 2008 et ainsi de supprimer les contraintes à tous, collectivités, propriétaires. »
« J’ai demandé au préfet, par un courrier du 18 juin de me donner quelques explications, poursuit le maire de Bourogne. Le lundi 2 juillet 2012, la chef de Département sécurité (CDS) d’Antargaz m’a téléphoné, pour me faire part de la demande de sa société à la préfecture, afin de réduire le volume stocké dans le réservoir GPL. Elle m’a assuré aussi que sa société, après recherche, a acquis la certitude de ne plus avoir d’opérateur pour assurer la livraison wagon. Je cite ses propos : « L’arrêt de l’approvisionnement par wagons, et plus particulièrement l’absence de wagons en stationnement sur le site, conduisent à un volume de propane stocké sur le site inférieur à 200 tonnes dans le seul réservoir sous talus. Dans ce contexte, le classement du site passe automatiquement de Seveso seuil haut à Seveso seuil bas et le PPRT (Plan de prévention des risques technologiques) doit être abrogé. » De ce fait Antargaz, a démonté cet été, les bras de déchargement wagon ».
« Le 11 juillet, continue Jean-François Roost, j’ai reçu la réponse du préfet à mon courrier du 18 juin.Celui-ci m’informe que la demande d’Antargaz est peut-être « substantielle », « qu’il va faire instruire le dossier dans le cadre d’une nouvelle demande d’autorisation ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement), mais dans un délai relativement long ». Et il poursuit : « Il est donc de ma responsabilité de poursuivre la mise en œuvre du Plan de prévention des risques technologiques ». À sa réponse, il joint le Protocole d’accord préparatoire à la convention de financement du PPRT, que les collectivités doivent signer avant le 29 septembre 2012 ».
« Eh bien non, M. le Préfet, cela fait quatre ans que cela dure, nos administrés, et nous, élus, n’en pouvons plus, s’insurge le maire de Bourogne. Si vous acceptez, nous en reviendrons alors à la situation telle que nous la connaissions avant 2008 ».








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