Le soleil, meilleur allié du festival
Bain de soleil bien mérité. Après la pluie, place au déluge de notes.Photo Gwenaëlle Villiaume
L’astre solaire est au rendez-vous. Le Fimu échappe à cette pluie qui n’en finissait plus de s’abattre sur Belfort. Et le public peut savourer toutes les musiques dans les meilleures conditions.
Premier jour de Fimu. Et premières chaleurs estivales. Comme un fait exprès. Dès 14 h, les groupes se sont lancés dans la mêlée. Même si ce n’est jamais facile d’ouvrir la route. Scène de l’Arsenal, Clara Yucatan, la Bisontine, fait chalouper de sa belle voix les premiers arrivants qui, attirés par des airs de Niagara, s’agglutinent déjà contre les barrières.
Fougue et talent
Les rues se remplissent imperceptiblement de curieux indécis, quand d’autres ne manquent pas le rendez-vous attendu. Ceux nombreux sous le chapiteau jazz, par exemple. Riff, la formation belfortaine, a ses fans.
Pour Déborah, d’Allenjoie, c’est son premier Fimu. Elle a voulu le partager avec ses enfants. Surtout avec ses parents qui n’en ont pas raté un depuis le début. « Ce festival a évolué en qualité musicale et d’organisation », aiment à dire Jean-Luc et Michèle. « De plus, on vient au Fimu pour revoir des amis que l’on ne voit pas de l’année ».
Et pendant que Riff s’attaque à un standard des Blues Brothers, les… riffs de guitare s’aiguisent au-delà de la Savoureuse. Los Angeles, un groupe de Besançon, vient d’y faire son trou. La fougue et le talent en bandoulière pour le guitariste qui extirpe des sanglots à la Hendrix de sa guitare. Scotchant.
Deux mamies se tiennent le bras en observant, bouche bée, les contorsions des musiciens. « Si on aime cette musique », s’étonne l’une d’elles, venue de Montbéliard. « Oh que oui, on adore ! ». Grand éclat de rire.
Pendant que sur la scène de la République, le groupe géorgien, Pankissi, affûte ses instruments, que ses chanteuses se placent derrière la guitare, le tambour et l’accordéon ( «Elles ont de beaux costumes, hein ? »), une fanfare endiablée s’engouffre dans la rue des Nouvelles. Elle quitte la place d’Armes où dans le kiosque le groupe marocain Aves Band se met en place. Dès les premières mesures, on dresse l’oreille. « C’est marocain Te Quiero ? », s’étonne une dame chapeautée de paille. Mais non, elle n’a pas la berlue. À Mohammedia, on est polyglotte.
Et comme si le clin d’œil ne suffisait pas, sur les marches de la mairie, un mariage marocain se fait photographier tout sourire…
Plus loin, place de l’Arsenal, le mercure bout dans le thermomètre. La foule est de plus en plus dense et frénétique. Sur scène, Los Babara, des Mexicains bondissants qui savent haranguer la foule. Qui leur répond comme un seul homme. Le chanteur s’enroule dans le drapeau jette des CD à out va. Y’a pas à dire. Le Fimu est bien parti.








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