Fimu La Cité du Lion a pris vie au rythme des chants et des décibels

le 27/05/2012 à 05:02 Alexis Beuscart
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Le groupe alsacien Jesers a mis le feu à la scène du Conservatoire, du côté de l’école de musique.  Hier, c’est bien toute une ville qui s’est embrasée lors du lancement du Fimu. Photo Alexis Beuscart

Le groupe alsacien Jesers a mis le feu à la scène du Conservatoire, du côté de l’école de musique. Hier, c’est bien toute une ville qui s’est embrasée lors du lancement du Fimu. Photo Alexis Beuscart

Le coup d’envoi a été donné, hier, à la 26e édition du Fimu qui fera de nouveau battre le cœur de la Cité du Lion durant ce week-end de Pentecôte

Pour un peu, on l’aurait vu, le géant fauve de pierre, taper de la patte et remuer de la queue lorsque le groupe Water Pipe Cult cracha ses premiers décibels, hier sur les coups de 14 h. Un bon son rock qui, du haut de la scène du Lion, envoyait un message très clair à toute une ville en liesse : « Amusez-vous ! »

Hier, le soleil radieux et ses rayons musicaux ont placé Belfort sur le bon tempo. Et comment ne pas tomber sous le charme de la ville et de ses petites alcôves mises en lumière par des sons venus du monde entier ?

Alors que le Lion secouait sa crinière, le kiosque à musique de la place d’Armes jouait les entremetteurs. Les couples de danseurs s’improvisaient sur les rythmes espagnols des étudiants d’Alcoi. Jeunes et moins jeunes, bras dessus bras dessous, pour une véritable communion intergénérationnelle. Le Fimu, pour certains, est une vraie plongée dans un bain de jouvence musical où l’on frétille la ride en l’air.

Les lieux sacrés n’ont soudainement plus eu de raisons de garder leurs trésors cachés et s’ouvraient au public. La cathédrale Saint-Christophe a clamé son amour pour la musique dans différentes langues de l’Europe entière. Ensembles néerlandais, roumain, allemand ou encore italien se sont succédé pour chanter une liturgie beaucoup plus mélodieuse que celle qui s’ébruite habituellement en ces lieux de recueillement.

Le théâtre de Granit, lui, s’est fendu, tout simplement. Il a succombé devant la beauté des chanteuses de l’ensemble Gaudeamus, qu’on écrirait bien volontiers « Gaudeamuses » tant ces Ukrainiennes sont belles… Belles comme un chœur, évidemment.

Au regard d’autant de bonheurs sensitifs, on en viendrait presque à regretter de n’avoir que deux jambes et deux oreilles. Le Fimu est décidément trop riche pour être apprécié dans son entier, pour découvrir toutes ses richesses. Le pouvoir d’être omniscient devrait être autorisé durant ces trois jours de festivité.

En plein « cagnard » d’après-midi, les rives de la savoureuse n’ont que faire de ces considérations, elles qui se désaltèrent d’un jeune public venu nombreux swinguer autour des pieds nus de Claire, la chanteuse du groupe bisontin Clara Yucatan. La scène bleue chavire alors dans un océan de chansons.

En face, l’école de musique s’embrase à en perdre son solfège. Le groupe alsacien Jesers a mis le feu aux poudres. Ça saute, ça crie, ça hurle ! Édith Piaf elle-même aurait été sous le charme de cette ville de Belfort s’ébrouant sous le soleil et sous la joie. D’ailleurs, n’y a-t-il pas de futur Piaf, de grand talent à découvrir durant ce festival de Pentecôte ?

Toute l'actualité du Fimu dans notre page spéciale

le 27/05/2012 à 05:02 Alexis Beuscart

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