Le Pays Glisser cette image dans la barre de tâches pour épingler le site Ajouter au menu démarrer
  • Territoire de Belfort
  • Belfort
  • Ajoutez "Belfort" à vos tags favoris

Éducation Grève et manif bien suivies contre la carte scolaire

le 14/02/2012 à 05:00 par Karine Frelin

  • Imprimer
  • Favoris
  • A+
  • A-
  • Envoyer à un ami

Notez cet article :

Parents d’élèves de maternelle, élémentaire, enseignants des premier et second degrés, élus ont répondu hier à l’appel à la manifestation sur la place de la République, avant de se retrouver, plus tard, à la Maison du peuple pour décider de la suite à donner au CDEN, reporté à vendredi. Photo K.F.

Parents d’élèves de maternelle, élémentaire, enseignants des premier et second degrés, élus ont répondu hier à l’appel à la manifestation sur la place de la République, avant de se retrouver, plus tard, à la Maison du peuple pour décider de la suite à donner au CDEN, reporté à vendredi. Photo K.F.

Près de 200 personnes se sont réunies hier devant la préfecture du Territoire de Belfort, peu avant le conseil départemental de l’Éducation nationale qui, finalement, n’a pas eu lieu, faute de quorum.

Il faisait encore bien froid hier en début d’après-midi devant la préfecture du Territoire de Belfort, mais pas suffisamment pour décourager enseignants, parents, enfants et élus de manifester leur colère devant cette carte scolaire 2012 qui retire encore des postes au département.

Près de 200 personnes ont tenu symboliquement à « faire remonter la colère du département au préfet », au moment où devait se tenir le conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN), entité consultative élargie à qui est présentée la dernière mouture de la carte scolaire, sous l’autorité conjointe du préfet et du président du conseil général du Territoire de Belfort.

Mais le CDEN n’a pas pu se tenir, puisque les organisations syndicales, FSU, SE-Unsa, Sgen-CFDT, Sud, les parents d’élèves FCPE, certains élus de la gauche et du centre, de même que les œuvres complémentaires de l’Éducation nationale, n’ont pas siégé hier. L’accès à la salle de réunion en préfecture leur a été interdit et la déclaration qui devait être lue n’a pu l’être, puisque « pour rentrer dans la salle, il fallait émarger la feuille de présence, donc considérer qu’on participait à l’assemblée », lâchaient, amers, quelques minutes après l’entrée à la préfecture, les représentants des organisations syndicales.

Les manifestants n’ont pas été les seuls hier, à battre le rappel du mécontentement : l’appel à la grève départemental a été plutôt suivi. L’inspection d’académie avait recensé, dans le premier degré, 19 % d’intentions de grève, soit 158 enseignants devant et hors classes sur les 566 que compte le Territoire, et les organisations syndicales ont estimé à quelque 25 % de collègues du second degré en grève.

Pour quelques élèves en moins…

À Belfort, plusieurs écoles n’ont pas ouvert leurs portes hier, à Raymond-Aubert, 112 Jean-Jaurès, les maternelles Kergomard, La Méchelle, Langevin, et, pour le second degré, Beaucourt est resté collège mort toute la journée. Dans cet établissement de plus de 400 élèves, la suppression de deux postes à mi-temps et quatre services partagés entre plusieurs établissements conduisent à effacer une classe de 4e et une classe de troisième des effectifs globaux de la rentrée. « On a reçu la dotation horaire globale il y a une semaine, raconte un enseignant gréviste. À cause de 23 élèves de moins, notamment ceux de Dampierre-les-Bois repartis vers les collèges du Doubs, deux classes disparaissent. Le principal n’a eu que des heures supplémentaires en compensation. Nous, on demande la transformation de ces heures sup’en heures postes ». Une motion devait être lue hier soir au conseil d’administration du collège.

Les autres cas d’école se focalisent à Belfort : Étienne Butzbach, maire, digère difficilement que pour treize élèves de moins en maternelle et élémentaire dans sa ville (chiffres Éducation nationale), l’inspection envisage de supprimer jusqu’à douze postes et d’en ouvrir trois. L’élu regrette que « ne soient pas prises en compte les situations particulières de certaines écoles » et demande que la mobilisation continue. À Belfort, c’est devenu une habitude : « Chaque année, on a à se battre contre les mises à sac de l’école publique ». Même credo pour les lycées et les enseignants des Rased, pour lesquels une carte a été distribuée, à charge de la renvoyer au président de la République. Sur la place du même nom, chacun avait dépêché son ou ses représentant (s). Au demeurant, plus aucun service de l’Éducation nationale n’est épargné par les suppressions…

Organisations syndicales, élus et parents d’élèves ne savent plus où donner de la tête, estimant que de nombreux services rendus à l’élève sont aujourd’hui attaqués. Et « faire des économies sur le dos des enfants est inadmissible », relevait, hier, Yves Feurtey, secrétaire départemental et régional du Se-Unsa. Outre les postes d’enseignants devant classe, il est toujours question de la suppression des postes Rased : « Avec la fermeture définitive de sept d’entre eux, et malgré une réorganisation massée sur les secteurs de Réseaux de réussite scolaire, ce sont de nombreux élèves qui ne pourront avoir accès à des prises en charge pourtant nécessaires », indiquaient encore les organisations syndicales hier. Entre autres multiples raisons d’être fâchés, les parents d’élèves FCPE pointent aussi la « scolarisation des enfants de 2 ans quasi inexistante et les difficultés croissantes d’inscription même à l’âge de 3 ans ». Autre proportion d’emplois précaires présents hier, les EVS, dont 27 postes viennent d’être nouvellement créés, pour une durée de six mois, non renouvelables. Les anciens EVS, notamment seniors, ne sont plus que deux reclassés dans le département, « recyclés » en assistant de scolarisation, recrutés, pour des élèves en situation de handicap, à mi-temps. Le Collectif EVS 90, qui existe encore, souhaite d’ailleurs s’ouvrir, non plus qu’à des personnels précaires de l’Éducation nationale, mais également de tous horizons professionnels. La cohorte des précaires…

le 14/02/2012 à 05:00 par Karine Frelin

Vos commentaires

Poster un commentaire

Réagissez aux articles / Connectez-vous

Vous n'avez pas encore de compte, cliquez ici.

Email
Mot de passe Mot de passe oublié ?

Consulter également les tags

Cliquez sur Ajoutez "Art et Culture" à vos tags favoris pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.

Faites un "clic droit" sur le tag pour le supprimer.

Tags favoris Qu'est ce que c'est ?

chargement Bloc Ioomyz...
Registered domain name and website informationNoms de domaines enregistrés jour après jourFind country, city or place information around the worldFind restaurant around the world by city or countryFind ZIP Code around the world by city or countryFind ZIP Code in United States of America - USARechercher un code postal partout dans le monde (USA, France, Allemagne, Suisse, ...)Recherche un code postal en france pour une ville ou une commune