Présidentielle Corinne Lepage : « Je suis une volontariste »
Corinne Lepage à Foussemagne, hier. Photo Céline Mazeau
Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement et candidate à l’élection présidentielle, était de passage dans le Nord Franche-Comté, hier. Elle a visité le site PSA à Sochaux et rencontré le maire de Foussemagne.
Sa visite dans l’Aire urbaine a débuté dans le pays de Montbéliard : Corinne Lepage, députée européenne, ancienne ministre de l’Environnement et candidate à l’élection présidentielle, était sur le site PSA de Sochaux hier après-midi. Elle a notamment participé à l’inauguration de la flotte de véhicules électriques en autopartage pour les salariés.
La fondatrice du parti écologiste Cap 21 s’est ensuite rendue dans le Territoire de Belfort. Elle avait rendez-vous en mairie de Foussemagne vers 18 h. Pourquoi avoir choisi cette petite commune du Nord Franche-Comté ? Parce que, dit-elle, « je suis une volontariste » : à l’heure où le « pessimisme » règne et où le pays semble « n’avoir plus aucune confiance dans l’avenir », la candidate a décidé d’aller « là où les gens ont pris leur destin en main ». « C’est le cas à Foussemagne, dit-elle : le maire a décidé de changer les choses et il l’a fait. » La commune, de fait, s’est lancée depuis plusieurs années dans les énergies renouvelables. « Aujourd’hui, explique Louis Massias, le maire (Europe écologie — Les Verts), grâce à nos installations photovoltaïques, nous subvenons à 40 % de nos besoins en électricité pour les bâtiments communaux, y compris l’éclairage public. »
L’élu est aussi le président d’Ercisol, une coopérative solidaire lancée il y a un an. L’objectif : produire et distribuer des énergies d’origine renouvelable. Parmi les projets sur lesquels travaille la société : une ferme éolienne dans le Jura et la construction d’une centrale électrique en Franche-Comté. « Vous illustrez tellement ce qu’il faudrait faire partout ! » s’exclame Corinne Lepage.
L’échange, dans la salle de la mairie, est « pointu ». Une conversation de spécialistes où il est longuement question du nucléaire et de ses impasses.
La candidate en profite pour livrer les grandes lignes de son programme : elle évoque les questions de santé mais aussi le gisement d’emplois que constituent les énergies renouvelables. Il faut, dit-elle, sortir de la crise « par le haut » avec un « véritable modèle de réindustrialisation de la France par l’économie verte ».
En quoi ses positions diffèrent-elles de celles d’Europe écologie Les Verts ? « J’ai une approche plus pragmatique », répond Corinne Lepage — d’où un court débat avec Louis Massias.
Selon un récent sondage, la candidate est créditée de moins de 0,5 % des intentions de vote. Déprimant ? « Non, absolument pas. Quand j’aurai droit à l’équité et à l’égalité de traitement en terme de temps de parole, les choses changeront. Pour l’heure le temps dont je dispose est ridicule. »
Elle se dit déterminée. Les 500 signatures ? Elle compte bien les avoir et assure qu’elle ne se ralliera « à aucun candidat » avant le premier tour. Et surtout pas à François Bayrou (Modem) qu’elle avait rejoint en 2007 : « J’ai déjà donné : j’ai fait le tour du personnage et du programme. Moi, j’aime les gens qui mettent en cohérence leurs paroles et leurs actes. »
Quant à Nicolas Sarkozy : « J’ai été claire, souligne l’ancienne ministre d’Alain Juppé. Je le dis depuis le lancement de ma campagne : je ne le soutiendrai en aucune manière. »








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