Fimu Le festival a flirté avec la barre des 80 000 spectateurs en trois jours
le 14/06/2011 à 00:00 par Guillaume Minaux
À 14 h hier, les Québécois de Quimorucru connaissent déjà une belle affluence sur la scène de la République. Photos Guillaume Minaux
À chaud hier soir, avant même la fin des concerts, premier bilan du Fimu 2011 : le festival a encore flirté avec la barre des 80 000 spectateurs.
« Le miracle du Fimu s’est encore reproduit. » À l’heure du premier bilan du festival, hier vers 18 h, Robert Belot est aux anges. L’adjoint à la culture belfortain constate : « Au final, c’est toujours la diversité culturelle et musicale qui l’emporte. »
Jusqu’à hier soir, aucun incident majeur n’était à déplorer. « Il y a toujours la bobologie habituelle et les gens qui boivent trop, mais c’est tout », résume Richard Gorrieri, directeur du festival. Sur le front de la météo, les quelques gouttes tombées hier vers 14 h n’ont pas réussi à gâcher la fête.
Pour ce qui est de l’affluence, le cru 2011 ressemble à s’y méprendre à la précédente édition. Selon les premières estimations, entre 75 000 et 80 000 personnes ont profité du Fimu sur l’ensemble des trois jours, avec un pic dimanche. « Globalement, il y a peut-être eu un peu moins de monde qu’en 2010, mais c’est trompeur parce que les deux nouvelles scènes ont absorbé une partie du public de la vieille ville », note Richard Belot.
Le festival, qui a fêté sa 25 e édition, reste fidèle à ses valeurs d’origine. « L’orchestre d’accordéon de Saint-Pol-sur-Mer a fait 700 km pour venir, raconte l’adjoint à la culture. Quand je leur ai dit que ça faisait un bout, ils m’ont répondu que s’il fallait faire 700 km de plus, ils reviendraient quand même. La qualité de l’accueil et la générosité qui règne les ont bluffés. »
La générosité, c’est notamment celle des 300 étudiants bénévoles qui donnent de leur temps pour la bonne marche du Fimu. « Quand on voit ça, on ne peut plus dire que la jeunesse est égoïste et consumériste, comme on l’entend souvent », commente Richard Belot. Autre mot-clef pour définir le Fimu : la diversité « sociale et générationnelle » que le festival draine.
Et puis il y a la musique, bien sûr. Parmi les 250 concerts donnés depuis vendredi soir, difficile de ne pas trouver son bonheur. S’il faut citer un seul coup de cœur, Richard Gorrieri retient les Québécois de Quimorocru. Avec leurs chansons folk ou traditionnelles, ils ont trouvé leur public. « On a amené une compil, mais on ne pensait pas en vendre autant », glissait un des musiciens sur la scène de la République, hier.
Robert Belot, lui, met le classique sur le devant de la scène. Le genre représente 40 % des spectacles donnés au Fimu. « Dimanche à la salle des fêtes, l’orchestre Mélo’dix, qui rassemble des étudiants de Nanterre,a interprété la symphonie n° 1 de Mahler.Elle n’est presque jamais jouée en France, car elle est très compliquée. Là, chose rare, tout le monde était debout dans le public. » Le Fimu, les spectateurs en redemandent.
le 14/06/2011 à 00:00 par Guillaume Minaux
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