FC Sochaux- Évian TG reporté À 19h15… l’heure d’hiver !
État de la pelouse sochalienne à 19h15 quand l’arbitre M. Lesage a reporté le match Photos Christian Lemontey
Trop de neige collante un 27 octobre sur la pelouse de Bonal, c’est la dure réalité vécue par les acteurs et les spectateurs du duel programmé, Sochaux-Évian qui a dû être annulé à 19h15 par un arbitre frileux et reporté à une date ultérieure.
Tout fout le camp ! Fini de délirer poétiquement sur les feuilles mortes, à l’Automne. Hier soir, c’est la neige qui s’est invitée à Bonal en ce 27 octobre. Puisqu’il était question d’heure d’hiver, dame nature a voulu faire les choses en grand. Au point de faire tomber une couverture blanche, pas très épaisse mais collante sur la pelouse, pour pousser Mickaël Lesage, qui porte trop bien son nom, à reporter le match. Il était 19h15 et quelques flocons quand le référé a pris sa décision.
« La décision m’appartenait de faire jouer ou non la rencontre à partir du moment ou j’étais arrivé au stade. La sécurité des joueurs ne pouvant être assurée sur c e terrain, il a été envisagé d’attendre jusqu’à 20h si la météo s’avérait plus favorable. Mais le bulletin neige reçu à 19h15, très pessimiste, on ne pouvait pas envisager de jouer sans au moins faire 45 minutes, retracer les lignes et refaire 45 minutes derrière. Il a fallu penser en priorité à la sécurité, au spectacle et au jeu ». Et d’ajouter pour convaincre. « Je suis allé sur le terrain en crampons et, effectivement, la neige restait collée sous les chaussures et empêchait tout appui important et raisonnable pour pratiquer le football. La décision a été longue et difficile à prendre du fait du match de Coupe de la ligue prévu mardi (N.D.L.R. : Sochaux-Saint-étienne) qui est prioritaire » La rencontre n’aura donc pas lieu aujourd’hui à 15h, comme cela aurait pu être le cas, mais vraisemblablement en semaine à une date à trouver dans le calendrier. La première libre sera la bonne.
La décision de l’arbitre a surpris. Pas que les footeux de la vieille génération qui rappelaient qu’en leur temps, on aurait joué. Les autres aussi. Et ce d’autant plus que quand les spectateurs, pour la plupart stoppés aux grilles pour ne pas « composter » leur billet, repartaient dans leur foyer, il ne neigeait quasiment plus, ou alors si peu… « c’est du gâchis » a avoué le président Lacombe qui repoussait toute idée que des bâches, comme l’ont évoqué les Savoyards mécontents, (voir ci-dessous) auraient pu éviter le report. Ou que le chauffage de la pelouse n’aurait pas été activé assez tôt. « Il faut débâcher deux heures avant, cela n’aurait donc rien changé de débâcher… avant qu’il ne neige. Le chauffage lui a été activé. Il aurait tout simplement fallu débuter le match mais l’arbitre a pris sa décision tout seul, n’a consulté personne ni les joueurs, ni les entraîneurs. Il n’a voulu prendre aucun risque. Franchement, c est beaucoup de gâchis et de pagaille. On ne remet pas un match comme ça 35 minutes avant le coup d’envoi. C’est une gestion catastrophique »
Éric Hély s’est montré fataliste même s’il n’en pensait pas moins. « Pas la peine de polémiquer, la décision est prise. Mais on ne nous a pas demandé notre avis. On en a pris acte, c’est comme quand on a un joueur blessé. (N.D.L.R. : puis léger sourire) . Une fois qu’on aura joué, on saura si c’était bien qu’il soit reporté ».
Les Sochaliens, sans attendre, sont partis effectuer une petite séance nocturne d’entraînement. Pour préparer le match de Coupe de mardi (18h). Sans trop gamberger sur l’idée qu’ils sont toujours dans la zone rouge au sortir de cette soirée blanche.
* * *
De février à octobre…
Les jeunes footballeurs amateurs vont-ils continuer à entretenir
leur histoire d’amour avec le FC Sochaux ? On plaisante mais
franchement, c’était hier soir la seconde fois que le FCSM
offrait quasiment 6000 places aux footballeurs de la Ligue de
Franche-Comté. La première invitation avait été faite le
5 février dernier pour le match Sochaux-Lille qui avait déjà
été… reporté. La neige, mais surtout une longue bande de
terrain gelé, avait contraint le référé à logiquement annuler les
débats contrairement à hier soir. Reste que le président
Lacombe, nullement adepte malgré son enthousiasme pour
Peugeot du fameux « jamais deux sans trois », aura plutôt
intérêt à s’orienter vers le mois d’août pour faire des heureux.








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