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FC Sochaux-Montbéliard Roy Contout : « Il faut être dur avec soi-même »

le 19/09/2012 à 05:00 Propos recueillis
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Roy Contout espère voir ses automatismes, avec Sébastien Corchia notamment qui évolue sur son côté, s’améliorer avec le temps.  Photo Gilles Santalucia

Roy Contout espère voir ses automatismes, avec Sébastien Corchia notamment qui évolue sur son côté, s’améliorer avec le temps. Photo Gilles Santalucia

À 27 ans, Roy Contout, fait partie des cadres au FC Sochaux. Un rôle que le Guyanais est prêt à assumer dans le vestiaire mais également sur le terrain où, dit-il, la victoire à Saint-Étienne a redonné de bonnes sensations.

Roy, avec le recul, ce succès à Saint-Étienne est-il toujours aussi bon ?

Il a fait énormément de bien. Aux joueurs et au club. On a ressenti la joie de plein de monde. Ça fait plaisir. De bonnes sensations remontent car nous étions très frustrés depuis le début de la saison par rapport à ces quatre premiers matches qui ont chacun eu leur histoire différente. On avait à cœur de prendre au moins un point à Saint-Étienne pour vraiment commencer le championnat. On en est reparti avec trois.

Et ce but remarquable de Thierry Doubaï ?

Ce geste a déclenché une explosion de joie. Personnellement, j’ai eu le réflexe de sauter sur Thierry tellement j’étais content mais je garde aussi une image celle du coach qui nous crie de rester concentrés, de ne rien lâcher, de ne pas être dans l’euphorie.

Que retenez-vous de particulier de ce match à Geoffroy-Guichard ?

Même avec un adversaire à dix, nous sommes restés un peu crispés, avec la peur de mal faire. Mais le souci du résultat était primordial. C’est pourquoi on a su montrer des qualités autres que le jeu ou la technique individuelle. La solidarité et le courage nous ont fait gagner. Mais Saint-Étienne, maintenant, c’est fini.

En fait, n’est-ce pas le match de Bastia qui a été le plus douloureux ?

Il nous a fait très mal, celui-là. Après de bons matches amicaux où nous étions bien dans le jeu, on a subi un coup d’arrêt dès l’ouverture qui nous a mis un gros coup au moral.

N’était-ce pas dû à un excès de confiance, finalement ?

Non, je ne crois pas mais on a pêché dans la concentration et cela nous a coûté au moins deux buts. À ce niveau-là, contre ces équipes qui ont l’habitude de s’arracher, c’est toujours très dur d’inverser la tendance. On peut parler pour nous d’une grosse claque.

Vous sortiez d’une équipe reléguée, Auxerre, et vous arrivez dans une autre formation qui a commencé par quatre défaites, cela n’a pas dû être facile pour vous ?

Ce ne sont pas du tout les mêmes histoires. Ce fut un gros soulagement pour moi de faire connaissance avec ce groupe car il y a beaucoup de jeunes et une mentalité différente. Ça vit bien ici et les jeunes se connaissent, et des garçons comme Ryad connaissent également tous ces jeunes de par leur passage au centre. Quant à Kanté et Pouplin, arrivés eux aussi, ils sont vraiment joyeux et aiment rigoler. Les quatre premières défaites ne reflètent d’ailleurs pas la valeur de cette équipe. Son niveau se situe, à mon avis, à la moitié du championnat.

Le succès à Saint-Étienne tombe à pic avant la venue de Troyes. Un match à ne pas rater ?

Nous avons besoin d’un deuxième bon résultat pour être lancés, moins crispés. Là, on joue un peu avec le frein à mains, on pense plus à défendre, à ne pas prendre de but, plutôt qu’à se lâcher devant. En gagnant contre Troyes, on va être plus libérés et chacun pourra mieux s’exprimer et élever son niveau. Il est très important de bonifier le résultat durement acquis à Saint-Etienne. Mais sans se mettre trop de pression. Troyes reste une bonne équipe et après cinq journées seulement, il n’y a pas de vérité. Troyes joue au ballon mais a plus de facilité dans les duels à jouer costauds. Il faut battre Troyes pour aller se loger dans le ventre mou où il sera alors plus facile de travailler.

Ces armes ne sont-elles pas, plus que jamais, indispensables à Sochaux cette saison ?

Oui, mais certains joueurs ont ça, en eux, d’autre pas. Sont plus doués avec le ballon et moins hargneux. Pourtant, dans des moments comme ceux que nous vivons, il faut être dur avec soi-même et aller chercher les qualités de courage.

Comment analysez-vous votre début de saison ?

J’ai manqué les deux premiers matches pour une suspension et, aujourd’hui, j’essaie de trouver les automatismes, notamment avec Sébastien Corchia qui joue sur mon côté. Lui aussi a manqué un match. De ce fait, il faut encore un peu de temps, mais à l’entraînement, ça commence à venir et comme on s’entend bien dans le vestiaire, ça va mieux. Cette relation va devoir s’exprimer sur le terrain. Après, j’espère être décisif pour cette équipe, que ce soit avec des buts ou des passes. Dans cette équipe, il y a des joueurs plus offensifs que moi, plus devant pour aller marquer. Dans mon rôle, j’aide et si je marque, c’est du bonus.

Êtes -vous du genre à beaucoup parler dans le vestiaire, à conseiller ?

Le coach m’a fait comprendre que si je venais à Sochaux, je ferais parti des cadres, que j’aurais à accompagner les jeunes. Ici, ils sont assez à l’écoute, par rapport à d’autres endroits où c’est plus compliqué avec les jeunes. Franchement, à Sochaux, ils sont doués. Mais on l’a vu, les erreurs commises sont des erreurs d’inattention, de jeunesse car ils sont doués avec le ballon. Il leur manque des matches, mais ce n’est pas pour rien que le FC Sochaux est le premier club formateur de France. Les jeunes ont du talent mais il y en a que l’on n’a pas encore vu. Il y aura des surprises.

On vous sent optimiste, se trompe-t-on ?

Je le suis totalement mais nous devrons rester équilibrés en sachant qu’à partir du moment ou l’on est sur un terrain de Ligue 1 on doit apporter au groupe. Que l’on soit jeune, ou moins jeune.

On sait, aussi, que vous pouvez évoluer à plusieurs postes. Sur le côté et en pointe.

J’ai une carte particulière. Cela fait des années que je suis utilisé sur tous les postes de l’attaque, même en cours de match. Je n’ai vraiment pas de difficulté à changer de poste et je n’ai pas de préférence. Le plaisir est différent. J’ai plus de chance de marquer des buts quand je joue en pointe mais sur le côté, j’ai plaisir à dribbler. Après, le coach sait qu’il peut m’utiliser devant. Il ne le fait pas pour l’instant. Je m’y tiens et je n’aurai aucun problème, le jour ou il fera appel à moi ailleurs.

le 19/09/2012 à 05:00 Propos recueillis

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