Wiggins Le Tour de la question
Pendant la première partie du Tour de France, Bradley Wiggins a démontré qu’il avait réponse à tout. Le Britannique peut-il, désormais, conserver son maillot jaune jusqu’à Paris ?
NON. Depuis le Grand Départ de Liège, le peloton a parcouru une bonne partie du chemin qui le sépare de Paris. Et il a suffi d’une ascension inédite (La Planche des Belles Filles), d’une étape accidentée à souhait (Belfort - Porrentruy) et d’un contre-la-montre pour que Bradley Wiggins s’empare du maillot jaune et crée déjà un écart important avec son principal rival, l’Australien Cadel Evans. Et les autres… Il n’empêche, l’heure n’est pas encore à la parade sur les Champs-Élysées pour le Britannique, qui doit éviter tout piège pendant douze jours. C’est long.
OUI. Jusqu’à Besançon, Bradley Wiggins a évolué sur un terrain qui lui était favorable. Ce sera à nouveau le cas dans les Alpes. L’arrivée au sommet à La Toussuire, demain, lui offre une nouvelle opportunité d’asseoir sa domination sur cette Grande Boucle. Mais les pentes plus raides dans les Pyrénées sont susceptibles de l’inquiéter. Attention à l’enchaînement Aubisque - Tourmalet, mercredi prochain, avant le Port de Balès, le lendemain !
OUI. Si Bradley Wiggins a bien une certitude, c’est celle-ci. Le leader de l’équipe Sky est fier du travail abattu par ses coéquipiers. Personne d’autre que lui ne peut prétendre être aussi bien entouré. Un exemple : Edvald Boasson Hagen a remporté deux étapes en 2011. Sans sourciller, le Norvégien est capable d’emmener les sprints pour Mark Cavendish et prendre des relais quand la route s’élève pour Wiggins.
OUI ET NON. Le plan a été parfaitement établi dès le départ : Bradley Wiggins est le leader incontesté de l’équipe. Mais Christopher Froome, troisième du classement général, est en train de confirmer qu’il est plus qu’un simple faire-valoir. Deuxième de la Vuelta l’été dernier, le coureur né au Kenya peut nourrir des ambitions de podium. Jusqu’au bout, il devrait se montrer loyal envers son aîné. Mais si celui-ci connaissait une nouvelle défaillance…
OUI. A priori. Même si des doutes demeurent sur ses performances en haute montagne, particulièrement dans le massif pyrénéen, Bradley Wiggins est lancé à toute vitesse sur la voie royale. Le second contre-la-montre, programmé à Chartres à la veille de l’arrivée finale dans la capitale, est de nature à chasser tout scepticisme. Le Britannique aura 53,5 km pour enterrer les ultimes illusions de ses adversaires. Sa marge dans l’exercice est tellement confortable…
OUI. Tous les feux sont au vert pour Bradley Wiggins. Si la Sky fait en sorte de tout contrôler, jusque dans le moindre détail, elle ne maîtrise pas l’attitude de ses adversaires. Cadel Evans (BMC), Vincenzo Nibali (Liquigas), Denis Menchov (Katusha) et les RadioShack (Zubeldia, Monfort, Klöden et Schleck) pourraient, par le jeu des alliances, mettre à mal la suprématie de l’équipe britannique. Cela semble être l’unique stratégie à adopter. Mais dans quelle mesure ? Qui dans quel rôle ? L’enjeu d’un podium sur le Tour de France est tel que les rivaux de Bradley Wiggins risquent de se mettre des bâtons dans les roues.








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