Le vainqueur Greipel : « Les risques de notre métier »
L’Allemand a récidivé tout en puissance, mis sur orbite par un train impressionnant.
La veille à Rouen, la chute de Cavendish avait fait autant parler que sa victoire - la seconde sur le Tour - à Carmaux, l’an passé où il avait devancé le « Cav »... Hier à Saint-Quentin, le Gorille de Rostock, au physique mastoc, a prouvé sur le long final en faux plat montant qu’il était bien le meilleur quand son train de la Lotto le place idéalement. À Metz aujourd’hui, où un certain Rudy Altig l’a emporté en 1964, l’Allemand peut encore espérer lever les bras pour un dixième succès dans un Grand Tour (3 désormais sur le Tour, 4 à la Vuelta et 2 sur le Giro).
André, vous gagnez à nouveau mais avec un peu de réussite ?
Effectivement, j’ai déchaussé et je ne sais pas comment je suis parvenu à rester sur le vélo. Après, Adam Hansen m’a ramené à l’avant et notre train a pu se mettre en place pour fonctionner à merveille. Cela vient de l’expérience de mes coéquipiers qui ont su me replacer. Goss est passé et j’ai pu prendre sa roue pour le sauter ensuite.
Hier, on pouvait penser que vous aviez gagné grâce à la chute de Cavendish. Vous avez remis les pendules à l’heure ?
Je ne comprenais pas hier soir comment tout le monde pouvait être obnubilé par le fait que Cavendish soit tombé. Des chutes, il y en a à chaque sprint, cela fait partie des risques de notre métier. Je l’avais déjà battu à la régulière l’an passé pour ma première victoire à Carmaux. Ici, j’estime que je possède la meilleure équipe à mon service et il n’y a aucune raison de ne pas le battre.








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