Groupe A Une Pologne à deux vitesses face à la Grèce
À peine entré en jeu pour suppléer Szczesny, expulsé, le gardien polonais Tyton réussissait l’arrêt de sa vie en repoussant le penalty de Karagounis. Photo AFP/Gabriel Bouys
Le pays hôte a bien failli manquer son entrée en matière. Après une excellente première période et un but de Lewandowski, les Polonais ont en effet déjoué dans la deuxième face à des Grecs courageux qui ont même raté un penalty (1-1). La Pologne n’est pas encore en quarts.
C’est souvent ainsi pour les équipes qui évoluent à la maison, devant leur public. Hier soir, les presque 60000 veinards qui avaient obtenu le précieux sésame pour assister à ce match d’ouverture n’ont ménagé ni leurs applaudissements ni leurs cordes vocales dans un vrai chaudron, un stade couvert où les cris résonnaient dans un vacarme assourdissant. Ils ne s’attendaient néanmoins pas à vivre une partie aussi fertile en rebondissements.
Emportés par ce soutien populaire, par cette folie, les Polonais n’eurent pas de répit jusqu’à l’ouverture du score. Une première fois, juste avant l’issue du quart d’heure initial, Piszczek et Lewandowski faillirent être récompensés. Mais le centre, dosé et fort, ne trouva pas la tête, pour quelques centimètres.
Salpingidis à point nommé
Le duo du Borussia Dortmund, champion d’Allemagne, tenait là un bon filon, venu de la droite, un couloir où s’étendait un tapis rouge. Et blanc. Trois minutes plus tard, le service de Blaszczkowski permettait à Lewandowski, au second poteau, de tromper le vieux Chalkias d’un coup de tête hargneux.
Les Polonais pressaient, pesaient sur des Grecs inexpérimentés et dépassés. Le Sochalien Perquis se procura même deux occasions de doubler la mise, d’une frappe du pied gauche puis de la tête. Et sa main dans la surface provoqua fatalement l’ire bien normale des Grecs passablement énervés après l’exclusion, pour deux cartons jaunes très sévères, de Papastathopoulos alors que l’autre défenseur axial, A. Papadopoulos, était auparavant sorti sur blessure.
Mais les Grecs sont coriaces et Salpingidis, qui avait remplacé Ninis à la pause, profita dès la reprise d’une mésentente entre Szczesny et ses défenseurs pour égaliser.
La supériorité numérique a ce côté parfois perfide qu’elle amène à déjouer et les Polonais s’engouffrèrent dans ce travers, en laissant venir le danger. Et en concédant un penalty conjugué à l’expulsion de Szczesny, leur gardien, remplacé par Tyton qui réussissait l’arrêt de sa vie en stoppant le tir de Karagounis.
Les Grecs pouvaient malgré tout se contenter de ce nul, les Polonais pouvaient nourrir des regrets. Le quart est encore loin.








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