Danemark - Pays-Bas Poulsen aime les surprises
Christian Poulsen (ici à droite face au Sochalien Modibo Maiga) sait que la tâche des Danois sera très compliquée. Archives Lionel Vadam
Le Danois de l’Evian TG a de la suite dans les idées, de l’expérience et du talent. Et une bonne mémoire pour se souvenir des exploits du passé. Il se dit que son équipe peut encore surprendre, même dans une poule où il affrontera successivement les Néerlandais (aujourd’hui à 18 h), les Portugais et les Allemands.
Au Danemark, les rois ont coutume de s’appeler Christian. Un peu comme à l’Evian TG, qui forme une grande famille, qui a parfaitement intégré Poulsen et ses partenaires, un quatuor de mousquetaires - avec Andersen, Wass et Kalhenberg-, qui viennent de participer au bonheur du promu haut-savoyard, à son maintien au sein de l’élite. Christian Poulsen et la sélection danoise ont pris leurs quartiers polonais à Kolobrzeg, près de Gdansk mais loin de Kharkiv et Lviv, en Ukraine, où ils disputeront leurs trois rencontres du tour d’écrémage.
Morten Olsen, leur sélectionneur, est d’ailleurs venu les voir en France afin d’évaluer ces joueurs qui ne comptent pas leurs efforts. Jamais. Comme une marque de fabrique. Poulsen en est la parfaite illustration, il a tout connu, de Séville à Liverpool en passant par le Calcio et la Bundesliga.
Avec humilité, toujours, à l’image de ses prédécesseurs, champions d’Europe en 92. Où était-il alors ? « J’étais en tournée en équipe de jeunes, au sud du pays, et on avait regardé la finale contre l’Allemagne (2-0). Mais tous les Danois l’avaient regardée. » Et en 98, lorsque le Danemark s’était hissé en quart de finale du Mondial ? « Bien sûr, je ne l’ai pas raté. Les frères Laudrup jouaient, on avait perdu contre le Brésil (2-3) après un bon match. En février, avec le club, on est d’ailleurs allé dans un hôtel, près de Bandol, le même que le Danemark en 98. »
L’anecdote l’amène à sourire. Il a décroché sa première cape trois ans plus tard. Face au Pays-Bas justement. Le début d’une longue histoire, avec désormais plus de 90 sélections au compteur. L’expérience parle. « Le groupe a changé, avec l’intégration de jeunes éléments. On a aussi un très bon coach - Morten Olsen-, le même depuis 2000, qui aime le jeu offensif et qui prône le 4-3-3. Avant, nous étions plus physiques, plus costauds, maintenant, il y a plus de technique, moins de gabarits, avec plus de joueurs du championnat danois. »
« On a l’habitude de ne pas être favoris »
Mais pour ne pas s’abreuver uniquement de souvenirs, il aimerait réussir cet Euro-là, en gardant un œil sur ses meilleurs ennemis, les Suédois. Et sur les Bleus qu’il avait battus (2-0) en 2002 en Corée. « J’étais titulaire contre Zidane, on avait gagné face au champion du monde et d’Europe ! »
Une performance de choix même si les Tricolores vivaient alors une sorte de cauchemar. Cette fois, encore plus, le tirage a mis sur le chemin des Danois des adversaires de gros calibre. Les Pays-Bas, ce soir, pour s’aiguiser l’appétit, le Portugal mercredi, l’Allemagne dimanche prochain pour conclure. Ou continuer. « C’est un groupe très dur mais on a l’habitude de ne pas être favoris. On est animé d’un bon esprit, on peut créer la surprise. »
Elle serait de taille si d’aventure le Danemark se frayait un passage en quarts.
Pays-Bas : Stekelenburg - Van der Wiel, Heitinga, Vlaar, Willems - Van Bommel (cap), De Jong - Robben, Sneijder, Afellay - Van Persie. Sélectionneur : Bert van Marwijk
Danemark : S. Andersen - Jacobsen, Kjaer, Agger (cap), S. Poulsen - Kvist, Eriksen, Schone - Rommedahl, Bendtner, Krohn-Dehli. Sélectionneur : Morten Olsen
Arbitre : Damir Skomina (Slo)








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