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Racing Une clause bientôt close ?

le 22/02/2012 à 05:00 par S.G.

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La fermeté de Roland Ries (ici au centre) a contraint Frédéric Sitterlé (à droite) à renoncer au contrat de marque. Le Haut-Rhinois pourrait bien devoir faire l’impasse sur certaines de ses autres idées.  Archives Jean-Marc Loos

La fermeté de Roland Ries (ici au centre) a contraint Frédéric Sitterlé (à droite) à renoncer au contrat de marque. Le Haut-Rhinois pourrait bien devoir faire l’impasse sur certaines de ses autres idées. Archives Jean-Marc Loos

Après avoir renoncé à son contrat de marque, Frédéric Sitterlé devra sans doute abandonner l’idée, non conforme à la loi, d’imposer à l’association amateur de lourdes pénalités financières si elle refuse unilatéralement en 2017 de reconduire la future convention de gestion avec la SASP (1).

Frédéric Sitterlé a-t-il été « touché par la grâce », comme le suggérait lundi au conseil municipal l’élu UMP Robert Grossmann après avoir été informé, comme toute l’assemblée, que l’homme d’affaires haut-rhinois avait abandonné son projet de contrat de marque ? Et ceux avec qui il bataillait ferme sur le dossier le seront-ils aussi pour ramener une certaine forme de paix sociale au Racing ?

Peut-être, même si l’adjoint aux finances de Strasbourg, Alain Fontanel, avouait avant-hier que cette avancée - la réintégration de la marque dans la future SASP qui permet son usage gratuit par l’association - « ne suffit pas à dire que tout est rose dans le meilleur des mondes »

Au moins cette reculade de l’homme d’affaires haut-rhinois, un peu aidée par une municipalité regroupée comme jamais derrière une même bannière (majorité comme opposition), a-t-elle éliminé une pierre d’achoppement importante. Il en reste néanmoins quelques-unes à enterrer avant que le club ne soit définitivement pacifié. À supposer qu’il le soit un jour tant il paraît peu probable que les récents déchirements ne laissent pas de traces indélébiles.

Lundi, Frédéric Sitterlé a donc dû tirer un trait sur un montage qui lui permettait de sécuriser son investissement par une rente annuelle pour sa holding, Blodelsheim Media Venture, propriétaire de la marque depuis son rachat au tribunal le 22 août. Un investissement toujours nul à ce jour, sur lequel la municipalité lui a demandé des engagements fermes et des garanties bancaires. Exit la licence de marque qui garantissait à BMV de récupérer tout ou partie de sa mise, même et surtout après avoir cédé la majorité de la SASP.

Une valorisation aléatoire

Reste désormais à rédiger la convention de gestion entre cette SASP et l’association pour les cinq prochaines saisons (2012-2017). Dans le projet de Frédéric Sitterlé figure une clause en contradiction avec le Code du Sport. Elle prévoit que l’association devra verser à la SASP une indemnité indexée sur le niveau de l’équipe première si elle refuse unilatéralement de la reconduire en 2017 (2). À la lumière des événements de lundi sur la marque, on voit mal comment l’homme fort du RCS pourrait ne pas se heurter aux mêmes obstacles législatifs, puisque l’article R-122 8 « proscrit toute reconduction tacite » et suggère ainsi que les pénalités sont abusives.

Le chef d’entreprise perdra alors un 2 e moyen de récupérer ses billes. Comment dès lors pourra-t-il sécuriser son investissement, alors que Mc Cormack, Philippe Ginestet, Dominique Pignatelli, Robert Lohr et Jafar Hilali, tous précédents actionnaires majoritaires ou minoritaires, ont englouti à titre personnel respectivement 30, 4,3, 1,5, 2,6 et 6,5 millions d’euros ? De la réponse à cette question dépend assurément l’avenir du RCS.

F. Sitterlé a toujours déclaré ne pas vouloir perdre d’argent. Son montage inédit sur la location de marque ayant été retoqué par les mondes sportif et politique, il est peut-être en train de se rendre compte que comme ses prédécesseurs, il risque fort d’investir à fonds perdus, même s’il pourra toujours valoriser la marque et le club à la revente. L’histoire récente a cependant montré combien cette valorisation était aléatoire.

(1) Société anonyme sportive professionnelle.

(2) « L’Alsace » du 13 janvier 2012 : 1 million en CFA, 2 en National, 5 en Ligue 2 et 10 en Ligue 1. Ces montants s’entendent a minima.

le 22/02/2012 à 05:00 par S.G.

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