FC Sochaux Erding et le PSG n’espéraient pas autant de cadeaux
Erding et Jallet exultent : ils se sont promenés face à des Sochaliens inexistants. Photo AFP
Les Sochaliens ont été croqués et mangés en vingt minutes à peine, hier soir par une formation parisienne qui, à l’instar de Mevlut Erding, ne s’attendait pas à se voir offrir un tel festin (4-1). Sochaux aura pris huit buts en deux matches cette saison contre le PSG. Ça commence à faire beaucoup.
Les 1 600 CRS leur ont fait peur, les supporters cagoulés aussi. Les Sochaliens auraient donc dû faire le chemin entre leur hôtel et le Parc avec un voile sur le visage, hier soir, histoire de ne pas ressentir l’atmosphère lourde et la crainte qui planaient aux alentours de la superbe enceinte parisienne. On ne voit pas une autre explication qu’un traumatisme important de ce type-là, à leur apathie, leur prestation ô combien indigne d’une équipe de Ligue 1 et qui, en deux temps, trois mouvements, s’est fait manger, croquer, avaler par des Parisiens qui avaient pourtant eux, le « trouillomètre » à zéro au coup d’envoi, et ce pour d’autres raisons. Jamais le Parc des Princes, cette saison, n’avait enregistré une affluence aussi faible. Jamais le public présent n’avait vu une équipe sochalienne ballottée à ce point. Franchement…
Mais comment aurait-il pu en être autrement ? Que Dalmat, qui était pourtant parti sur de bonnes bases, se morde les doigts d’avoir donné un bon ballon de contre à Hoarau, soit. Mais comment l’attaquant parisien a-t-il pu s’offrir un slalom de 45 m en éliminant aussi facilement deux Sochaliens pour le premier but ? Comment cette défense a-t-elle pu à ce point souffrir devant les mouvements de Giuly sur le côté, de Sessegnon qui s’est baladé, et les permutations du duo Erding-Hoarau ? Comment le FC Sochaux, avec tous les arguments offensifs placés sur le terrain, a-t-il attendu la 41e minute pour hériter de son premier corner ?
Autant de questions qui sont le constat, à la fois de défaillances individuelles, source d’un naufrage collectif total. « Ce n’est pas un accident » a pesté Francis Gillot. « Cela nous arrive trop souvent. On fait un match comme ça tous les mois. Franchement, là, je n’ai pas trop d’explications. C’est un problème d’état d’esprit ».
Les Sochaliens, déjà privés d’un taulier comme Teddy Richert, n’ont pas su réagir et ont bu le calice jusqu’à la lie. « Au bout de dix minutes, je savais déjà que c’était fini » a encore lâché le coach doubiste. « On ne peut rien reprocher à Matthieu Dreyer. Ils ne l’ont pas aidé ».
L’entraîneur doubiste avait privilégié une formation offensive. « Mais nous n’avons pas su sortir les ballons alors que nous avions les joueurs pour le faire ».
Les Parisiens, on le disait, n’en demandaient pas tant. Et surtout pas Mevlut Erding qui s’est régalé devant les largesses de ses ex compagnons. Bravo pour le triplé Mev !
« J’ai vu un faible Sochaux » a vite relevé Antoine Kombouaré pour dire à ses joueurs de ne pas s’emballer et confirmé qu’il avait été « vexé » par les propos de Francis Gillot avant le match. Il n’y avait pas de quoi, pourtant. L’entraîneur sochalien avait tout juste relevé que le PSG du moment n’était pas au mieux, en plein doute. Que c’était le bon moment pour en profiter. Et il avait raison, sauf que, comme cela fut déjà le cas face à Valenciennes, face à Lyon, et le PSG (décidément) au match aller, ce onze jaune et bleu est encore très tendre parfois, voire très faible. Trop et, hier soir, avec les représentants de la maison Peugeot, ceux qui ont donné une rallonge de 4 millions d’euros il y a peu, le repas de la soirée est resté en travers de la gorge. Il faudra malgré tout digérer tout ça pour aller à Lens en préparant un peu mieux le quart de finale de la Coupe de France dans dix jours. Sinon la fin de saison, contrairement aux petits plats du Parc, offrira une soupe à la grimace.








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