FC Sochaux : un grand pas en avant
Dalmat qui saute avec Leko a été le mâitre à jouer sochalien, hier soir. Photos Lionel Vadam
Voilà une victoire qui va compter. C’est déjà çà, avant de tourner la page pour vite se concentrer sur l’expédition à Caen, samedi. « Il ne va pas falloir bomber le torse mais conserver l’humilité » a insisté Francis Gillot au sortir du succès doubiste. Une victoire méritée, hier soir, pour les Sochaliens qui ont écrit le scénario qu’on attendait d’eux. Ne pas attendre, ne pas se regarder dans le blanc de l’œil mais sortir les crocs et coller à son football, cet indispensable mental de conquérant, c’était un peu le message délivré.
Ne pas bomber le torse
Il a été reçu cinq sur cinq par Richert et sa troupe pour faire exploser une formation monégasque qui, certes ne jouait pas sa vie, hier soir, mais n’était pas venue non plus avec tous ses jeunes pour se sortir les tripes. « Notre équipe n’est bonne que quand elle joue sous pression. C’est le problème. Là, pendant vingt minutes, on a regardé Sochaux » a reconnu Ricardo.
Les ondes, les bonnes ondes sont vite passés entre un public, plus chaud qu’à l’accoutumée, et une formation, semble-t-il, bien consciente des impératifs du soir. La tête de Perquis sur la transversale (2e) a lancé les débats et Monaco n’a pas eu le temps de montrer son museau que Martin lui collait déjà un but de retard. Un Marvin Martin, pas forcément attendu comme titulaire mais très en vue, et qui a ponctué une superbe action collective (20e). Francis Gillot avait demandé à ses joueurs de se faire violence sans oublier le jeu, le meilleur bagage sochalien pour partir en quête des points du maintien. Cette action limpide sur ce premier but et orchestrée par Dalmat, redevenu lui-même au bon moment, a illustré la domination doubiste, tout du moins sa mainmise sur ce duel. Et que dire du second but, marqué au moment le plus opportun, juste après la reprise, pour mieux porter un coup fatal aux Rouge du Sud. Parti d’un Dalmat, déterminé sur son tacle, et poursuivi par un relais d’Erding et une percée du lutin Isabey, revenu apporté son expérience dans ce moment de pression dans le vestiaire doubiste, ce but a complètement libéré le stade. Et démontré, comme sur l’ouverture du score de Martin, l’aptitude des hommes de Gillot à jouer quand ils sont libérés.
Le doute sur le succès sochalien n’a donc jamais vraiment plané dans cet affrontement. Sverkos, peut-être dans sa meilleure période, a malgré tout été bien utile dans sa panoplie de buteur. Pour un huitième tir victorieux depuis son arrivée, pas le plus moche. Un coup franc placé avec facilité et application dans la lucarne de Ruffier (70e). Que joli geste.
Ça fait du bien pour le mental
Tout heureux de s’envoler vers un succès dont on mesure, à la vue des résultats, le poids qu’il pèse, le FCSM a également pu soigner son goal average mais également faire tourner son effectif. Perquis, Sverkos, et Erding, ont pu se ménager en vue du rendez-vous de samedi à Caen. Des Caennais qui jetteront leurs derniers espoirs face aux Jaune et Bleu. Les Sochaliens, eux, auront la possibilité de faire un grand pas vers le maintien sans avoir le couteau sous la gorge. «Ça fait du bien pour le mental » a souligné Marvin Martin. Leur position est devenue moins oppressante qu’hier soir avant le coup d’envoi. Voilà pourquoi à Bonal, l’optimisme doit être de mise avant ces trois derniers matches. L’optimisme, pas l’excès de confiance.
Gilles Santalucia








pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.
effacer tout


Vos commentaires
Vous devez vous connecter pour poster un commentaire
Connectez-vous pour laisser un commentaire
Se connecter