Assises de Vesoul Scène de viol après boire à Valdoie
Une cour d'assises. (Archives Le Pays
La session d’automne des assises de Haute-Saône et du Territoire de Belfort, qui débute lundi à Vesoul, sera entièrement consacrée à des viols. L’un d’eux a été commis au terme d’une soirée très alcoolisée à Valdoie entre amis de rencontre. Un père particulièrement prédateur sur sa progéniture et un autre en récidive répondront également de faits commis sur leurs enfants.
La soirée de mai 2010 avait commencé dans un bar de Belfort où deux femmes de 33 et 36 ans sympathisaient avec deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années. Dans l’euphorie d’une consommation importante d’alcool, elles invitaient leurs nouveaux amis à les suivre chez un copain à Valdoie.
Passablement éméchée, Caroline, la plus jeune, décidait de prendre une douche après avoir vomi. Elle revenait dans le salon vêtue d’un simple peignoir et, toujours chancelante, allait s’allonger dans la chambre. David M., 27 ans, la rejoignait sur le lit et l’enlaçait avant d’engager une relation sexuelle interrompue par l’irruption dans la chambre des autres convives qui alertaient la police, alors que la jeune femme se mettait à crier et appelait à l’aide.
Relation consentie ou non ? C’est la question qui sera posée aux jurés de Haute-Saône mardi 16 et mercredi 17 octobre. David conteste les accusations de viol, assurant que Caroline n’a pas clairement manifesté de refus. En tout cas au début de l’acte. Lors de l’enquête, les déclarations des témoins s’avéraient confuses sur ce point crucial, mais l’ami du suspect assurait que, dès le départ, la victime avait bien tenté de le dissuader. Une instruction d’autant plus difficile pour les enquêteurs et les faits délicats à établir que la victime, qui a elle-même déjà été condamnée pour agression sexuelle, refusait de répondre aux convocations, des enquêteurs, du juge ou des experts. Aucune confrontation avec son agresseur présumé n’a pu être réalisée et l’on ignore si elle sera présente pour son procès.
En l’absence de partie civile Me Jérôme Pichoff assurera la défense de l’accusé face à l’avocat général Christophe Girot.
Ils avaient à peine une dizaine d’années. Deux fillettes et trois garçons de la région de Luxeuil qui ont dû subir pendant plusieurs années les viols ou perversions de leur père et beau-père. Lorsque sa fille de 12 ans lui révèle ses tourments, l’explication est immédiate avec son mari qui reconnaît des gestes pour le moins déplacés sur sa belle-fille, mais aussi sur son frère de 11 ans. Le début d’une véritable descente aux enfers.
Les trois enfants d’un premier mariage racontent à leur tour ce qu’ils ont subi. L’homme de 39 ans leur a tous imposé tour à tour des actes sexuels. Visionnage de films pornographiques, attouchements sans équivoque, voire pénétrations sur sa fille et sa belle-fille.Confronté à ces récits accablants il passait très vite aux aveux, reconnaissant la quasi-totalité des faits. L’ouvrier sans histoires et apprécié de son entourage ne parvenait pas à expliquer son comportement et s’en excusait, sollicitant d’emblée un traitement psychiatrique.
Incarcéré en octobre 2010 pour viols, agressions et atteinte sexuelles sur les cinq enfants alors âgés de 8 à 13 ans, il devrait réitérer ses aveux devant la cour d’assises les 18 et 19 octobre. Il sera assisté par M e Emmanuelle Huot, face à M e Isabelle Jeanroy, partie civile pour les victimes, et à l’avocat général Jean-François Parietti.
Accusé de viols par sa propre fille en 2005 il était passé entre les gouttes en bénéficiant d’un non- lieu. Et ce malgré une précédente condamnation pour viol sur sa belle-fille. Mais fin 2009, la fille de sa dernière compagne, âgée de 20 ans, portait plainte contre cet ouvrier quadragénaire du secteur de Melisey pour des faits commis six ans plus tôt lors de son adolescence.
Elle n’avait rien dit jusque-là pour préserver sa mère mais aussi en raison de la crainte que lui inspirait son beau-père, sujet à des accès de violence.
Placé en garde à vue, l’homme de 48 ans reconnaissait en grande partie ces actes, mais invoquait son attirance, voire son amour pour l’adolescente. En revanche, il contestait toute relation sexuelle imposée ou non avec sa propre fille, l’enquête de 2005 ayant été rouverte.
Défendu par M e Christine Pillot-Quenot, il devra néanmoins répondre de ces deux séries de faits du lundi 22 octobre au mercredi 24, face à l’avocate générale, Mme Bressand, et à M e Pichoff, partie civile.
La session se terminera les 25 et 26 octobre par le procès à huis clos devant la cour d’assises des mineurs d’un jeune de 22 ans accusé de viol. À l’âge de 16 ans il avait abusé d’une fillette de 12 ans dans la campagne haut-saônoise lors d’une sortie entre adolescents.








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