Voyage au cœur de la confiserie artisanale Western Candy’s
Sous les doigts de Michaël Willemin, les sucettes rondes, longues, triangulaires ou berlingots se créent comme par magie. Photo Nicole Leclerc
Le tourisme de découverte économique prend de l’ampleur. Exemple avec la confiserie artisanale d’Héricourt qui a ouvert son atelier de fabrication mercredi.
La chambre de commerce et de l’industrie (CCI) de Haute-Saône propose chaque année de visiter des entreprises locales dans le cadre du tourisme de découverte économique.
Michaël Willemin a créé une confiserie artisanale, Western Candy’s, faubourg de Belfort à Héricourt. Et durant l’été, il a accepté d’ouvrir son atelier au public le 4 juillet, le 1 er août et le 22 août prochain à 14 h 30.
Mercredi, la famille Baudic, venant de Dinan dans les Côtes d'Armor, passant ses vacances au Val de Bonnal avait réservé sa visite et a eu le privilège de suivre en direct la fabrication de sucreries. Marie-Claire Baudic, la maman, précise que la famille visite chaque année une entreprise pendant les vacances. Mais c’est la première fois qu’ils entrent dans un atelier de confiserie.
Avec beaucoup de simplicité, Michaël Willemin explique son travail, les ingrédients qui entrent dans la composition de ses bonbons et de son nougat et est très fier de travailler en bleu blanc rouge : « J’achète mes bâtons en bois pour les sucettes dans le Jura, le sucre et le glucose en Alsace, le miel du nougat vient de petits producteurs locaux, les arômes et huiles essentielles sont achetés en France, j’y tiens ».
Un pâtissier à la base et un mécanicien avisé
Michaël Willemin est pâtissier de métier. Il a toujours eu de l’intérêt à fabriquer des bonbons et il tient à garder sa manière artisanale de travailler : « J’ai récupéré de vieilles machines et je les ai réparées et adaptées ».
Mercredi, très vite la discussion s’est animée entre le confiseur et Jean-François Baudic, le père de famille. Tous deux sont passionnés de mécanique. Après avoir cuit le sucre, l’avoir travaillé sur le marbre, Michaël Willemin le passe dans la tireuse à sucre. Et avec la transformation de la couleur de la pâte, vient le moment de la fileuse et la réalisation finale.
Comme par magie, les tortillons s’enroulent autour des bâtons, la pâte se met en spirale et une sucette ronde apparaît, Michaël Willemin étire le long ruban, coupe avec des ciseaux des morceaux qui se transforment en berlingots sous l’œil intéressé des visiteurs. La touche finale est l’emballage à la main par la maman du confiseur.
Quand vient le moment de la dégustation des sucettes à l’ananas, l’un des 23 parfums réalisés par le confiseur, Léa Baudic, la fille aînée apprécie : « Elle est très bonne et sent vraiment le fruit ». Et Manon, la plus jeune d’ajouter : « Je ne savais pas du tout qu’on faisait des bonbons comme ça ».
Avant de repartir, la famille est passée au magasin. Impossible alors de résister à l’appel des sucreries. Quant à Michaël Willemin, son sourire prouve qu’il a pris beaucoup de plaisir à faire partager ce qui est, pour lui, une véritable passion.
S’INSCRIRE Réserver pour la visite du 22 août au 06.75.73.10.70. La visite est gratuite.








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