Quelques heures après ses joueurs, Jacques Parisot est au Phare et transpire lui aussi, mais pas pour les mêmes raisons. Le président du Bauhb fulmine et a du mal à contrôler sa colère, après avoir pris connaissance de la missive fédérale. « Nous avions été très bien reçus à Paris avec Francis Petitjean, mais je ne suis pas le dernier perdreau de l’année. Je me méfiais et j’avais bien raison. On ne peut pas aller contre certaines barrières, contre la hiérarchie, mais ceux qui nous ont savonné la planche sont des irresponsables du handball. »
Quand on a besoin de la Ligue, on ne la trouve pas En l’absence de Francis Petitjean (vacances) et d’Isabelle Bouget, la présidente du Beex-VA, le dirigeant belfortain évoque le gâchis de cette décision : « Cela fait deux ans que nous travaillons sur le projet. Les deux clubs ont voté à une large majorité pour ce rapprochement. Ce n’était pas un caprice, mais une réelle volonté sportive, politique. Nous voulions mutualiser nos forces pour aller plus haut et plus loin. D’ailleurs, dans ces attendus, la commission d’appel constate d’une part que + cette fusion permettra au handball masculin d’être un sport majeur dans cette zone géographique et que d’autre part, le développement du handball ne p eut se concrtiser que par une fusion des deux structures + ! Et bien malgré de tels arguments, la réponse est négative, mais on sait pourquoi… »
Dans le viseur du président belfortain, la silhouette de Marie-Albert Duffait se dessine : « La Ligue et ses dirigeants ont été vexés que ce projet se soit monté sans eux. Mais quand on a besoin de la Ligue, on la trouve pas ! On ne leur a pas demandé leur avis, et aujourd’hui, ils veulent nous faire payer la note. Ceux qui ont savonné la planche sont des irresponsables au niveau du handball. et ce projet n’aboutit pas in finé, on pourra longtemps reprocher aux dirigeants de la Ligue et du CD 25 d’avoir raté un train. Mais il est vrai, aussi, que comme souvent, on dérange. Un grand club dans l’Aire Urbaine ferait de l’ombre à Besançon, qui on le sait bien, est le centre mondial du handball… »
Pour l’heure, donc, le Bauhb reste en N1 avec ses 615.000 euros de budget et le Beex-VA continuera dson excellent travail au niveau de la formation des jeunes (ndlr : champion régional en — de 14, 16 et 18 ans). « Cette décision m’énerve également à titre personnel. Avec Francis Petitjean qui est dans le handball depuis 36 ans, et moi depuis 8 ans à la tête d’un club comme le Bauhb, qui ne l’oublions pas, vient de vivre trois saisons sur cinq en D2, on a quand même des références sportives, humaines et de gestion. Nous sommes des bénévoles à 200 % et nous n’avons aucun intérêt financier personnel dans ce dossier. En fait, tout a été fait pour le bien et le développement du hand dans l’Aire Urbaine, mais cela, certaines personnes ne veulent, ou ne peuvent le comprendre. On ne va pas en rester là. »
D’ailleurs, dès ce mardi matin, le Bauhb et le Beex-VA vont poursuivre le combat pour lur union. Une lettre va entre envoyée devant le CNOSF afin que celui rende son avis dans ce dossier. « Avec mes collègues du Beex-VA, on est bien décidé à tracer notre chemin et à continuer à travailler sur ce dossier. On va se battre, et même si ceux qui nous mettent des peaux de banane sous les pieds se sont trompés, on va les rencontrer porur tenter de leur faire prendre conscience de leur erreur. »
P.P.