Tewfik, le Bauhb a décroché une belle victoire il y a dix jours, face à Gonfreville. Le sprint final est donc bien lancé pour vos couleurs…
Oui, tout le monde a été solidaire face à Gonfreville. Cela nous a permis de remporter un succès important face à un concurrent direct pour le maintien. Si mathématiquement, ce succès n’est pas décisif, en revanche, on a pris un avantage psychologique indéniable sur notre adversaire, et on possède désormais un ascendant mental sur les Normands.
À notre niveau, le contrat est rempli
Défensivement, Belfort a été performant. Ce n’est pas vous déplaire ?
C’est vrai, car c’est un secteur qui à mes yeux, est primordial. En hand, il n’y a pas de grande équipe, sans une grande défense. C’est la base à tous les niveaux. Là, je ferai simplement remarquer que nous avons été exceptionnels en début de match, ce qui nous a permis de mener 5-0. Or, on gagne à +5… Le regard des gens se porte souvent vers les attaquants, mais il ne faut pas oublier notre part de travail. Je voulais juste le souligner.
Depuis quelques matches, on retrouve justement un Tewfik Sadaoui souverain au sein de cette défense. Y a t-il une relation de cause à effet ?
Disons que depuis ma blessure aux adducteurs qui m’a privé de trois matches, je me sens bien. Je retrouve vraiment des automatismes et avec mes partenaires, on fait preuve d’une belle homogénéité. De l’intérieur, c’est également très palpitant à vivre.
Même si le sort du Bauhb n’est pas encore scellé, la fin de saison se profile. Quel bilan tirez-vous de cette année en Division 2 ?
Vu l’effectif, je pense que le Bauhb s’en tire bien. En novembre-décembre, certaines critiques ont été émises à l’égard du groupe, mais je trouve qu’elles n’étaient pas forcément justifiées. Notre effectif est quand même limité, et avec les blessures, le rendement de l’équipe s’en ressent forcément. Au contraire, moi je pense que le travail accompli cette année est extraordinaire.
Un seul coach, un seul groupe
Dans ce championnat à deux vitesses, on a toujours été présents dans les matches importants. D’ailleurs, à domicile, on a battu l’ESB, Mulhouse, Gonfreville, Vernon, tous ceux qui sont à la lutte avec nous pour le maintien. En plus, au goal-average particulier, on est meilleurs que tous les clubs précités. Il faut comparer ce qui est comparable. À notre niveau, le contrat est donc rempli et il faut féliciter le groupe.
Un groupe qui a quand même vécu une saison riche en événements ?
C’est vrai. Nous étions partis sur la dynamique de notre titre de champions de France de N1, mais la présence de deux, voire trois entraîneurs, ne nous a pas facilité la tâche. La phase aller a été difficile et la gestion de la situation, pour nous, joueurs, était délicate. Depuis janvier, c’est plus simple. Il y a un seul coach, un seul groupe, alors qu’avant, nous étions éparpillés.
Pensez-vous que le match samedi à Billère peut être décisif pour le maintien ?
Oui, car si nous gagnons, je pense que le championnat sera terminé. On a conscience qu’il y un coup à réaliser, car Billère n’a plus rien à gagner, ni à perdre. On l’a bien vu face à l’ESB. Avec la motivation, on doit pouvoir prendre trois points qui nous offriraient un gros joker avant les deux derniers matches. Mais, il faut rester prudent, car les surprises de fin de saison sont toujours possibles.
Avez-vous déjà décidé de votre proche avenir ?
J’arrive en fin de contrat, mais j’ai certains engagements écrits du club. J’ai vu les dirigeants la semaine dernière, car j’aimerais être rapidement fixé sur mon sort, sur les objectifs du club, sur le visage de l’équipe la saison prochaine… Cette période est difficile à traverser, car il y a toujours une part d’incertitudes. Or, avant d’être des professionnels, nous sommes des hommes, et il n’y a rien de tel que la confiance pour donner le meilleur de soi-même.
Propos recueillis par Pascal Pigatto