Pour Yves Ackermann, président du conseil général du Territoire de Belfort, « la Cité du Lion est la capitale de l’énergie et il faut rapprocher les centres de recherche et de développement des sites de production. Les élus ont la vocation de défendre l’industrie et nous devons continuer à nous battre. À Belfort, la qualité est fondamentale, et nous restons très attachés à l’outil de production ». Yves Ackermann, rappelle que « ce n’est pas la première fois qu’une entreprise accueille dans ses locaux des réunions, puisqu’Alsthom, en sont temps, a accueilli des conseils municipaux. »
Ici, à GE, cette réunion va permettre de lancer des perspectives d’avenir sur les énergies de demain pour sauver la planète.
Etienne Butzbach, maire de Belfort, quant à lui, explique : « Il y a un défi à relever, celui de créer un pôle d’excellence énergétique dans l’avenir avec des universités, des centres de recherches, des formations avec des passerelles privé/public ». Et de lancer l’idée de la Vallée de l’Énergie, un concept cher à Yves Menat, qui voit « cette vallée de Belfort à Bourogne, qui emploie pour le moment 7 500 personnes dans cette filière de l’énergie. »
Pour Etienne Butzbach, « ce plan favorisera à long terme le développement des services et industries énergétiques dans la région. »
Ricardo Cordoba affirme même que « GE veut faire venir des sous-traitants de niveau 1, comme dans le domaine de l’automobile à Sochaux. Il faut créer des enseignements spécialisés dans la formation de techniciens qui travaillent sur les turbines à gaz ».
Et de préciser « qu’à Belfort aujourd’hui, 50 % du personnel est composé d’ingénieurs et cadres, ce qui n’était pas le cas lors du rachat en 1999 d’Alstom gas turbines. »
La Vallée de l’Énergie est née de cette volonté des élus politiques et des responsables de GE afin de permettre aux entreprises de disposer de compétences d’excellence dans leur domaine. À noter qu’aucune région au monde ne produit autant de turbines à gaz que la Vallée de l’Énergie chaque année.
JB