Les 10 véhicules en libre service seront disponibles 24 heures sur 24 et sept jours sur sept dès le 16 mars 2010, sur huit emplacements du centre-ville de Besançon. Les abonnés pourront déverrouiller les portières et démarrer les voitures à l'aide d'une carte, a indiqué la ville de Besançon.
Après leur utilisation, d'une heure ou d'une journée, ils devront rapporter la voiture sur l'emplacement où ils l'ont prise.
Le service d'autopartage a pour objectif de «permettre aux usagers de se libérer des contraintes liées à la possession d'une ou plusieurs voitures» et de «réduire les nuisances automobiles en zone urbaine», précisé la municipalité.
«Il y aura toujours des voitures en ville, mais un véhicule partagé peut évité l'entretien d'une voiture ou d'une deuxième voiture, et à terme, ce pourrait être des dizaines de voitures en moins», a déclaré devant la presse Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, et président de la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon (CAGB).
«Une voiture en autopartage, c'est sept places de stationnement gagnées», a-t-il ajouté.
Ce service vient compléter les réseaux de transport public et de Vélocité.
«Nous devons changer de comportement et arriver à un schéma de mobilité sur l'ensemble de l'agglomération», a dit Jean-Louis Fousseret.
L'autopartage s'adresse aux particuliers (habitants de Besançon, de la CAGB et visiteurs qui accéderont à Besançon en train ou en bus), aux professionnels et aux administrations.
Les véhicules mis en service sont à 70% des citadines et à 30% des utilitaires. A un abonnement mensuel (11 euros pour le tarif normal), s'ajouteront de 1,50 à 3 euros de réservation, 1,75 à 2,20 euros par heure et 0,34 à 0,40 euro par kilomètre.
Aterme, la ville espère aboutir à un réseau de 25 véhicules répartis sur 15 stations, avec près de 500 abonnés.
Ce réseau est géré par une société coopérative d'intérêt collectif d'autopartage, en partenariat avec la ville et l'agglomération de Besançon, l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) et la société Auto'trement.
En France, l'autopartage représente 100.000 utilisateurs dans une douzaine de villes, dont Paris, Strasbourg, Lyon, Bordeaux ou encore Grenoble.