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le 04/12/2009 à 05:50

Université 

Franche-Comté : en 2010, rien ne sera comme avant

Claude Condé, président de l’université de Franche-Comté. Photo Claude Mislin

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L’université de Franche-Comté va bientôt ouvrir plusieurs chantiers de taille, à commencer par gérer son autonomie.

« 2010 sera une année stratégique forte pour notre université », a déclaré Claude Condé, son président, à l’occasion d’une rencontre avec la presse hier à Besançon.

Avant même de dévoiler le chiffre quasi définitif du nombre d’étudiants, il a évoqué les trois chantiers qui vont bouleverser la donne l’année prochaine.

Un millier d’étudiants supplémentaires

« À compter du 1er janvier prochain, l’université passera sous notre responsabilité, nous mettrons en place le PRES (Pôle de recherche et de l’enseignement supérieur) avec la Bourgogne et nous préparerons le prochain contrat quadriennal qui courra de 2012 à 2016 ».

On l’a bien compris, l’université va changer de visage. Même la dotation de l’État, qui dépendait jusque-là du nombre d’inscrit, sera déterminée désormais par la performance en matière d’insertion et de recherche.

C’est peut-être la raison pour laquelle Claude Condé ne s’est pas étendu sur le nombre d’étudiants qui, pourtant, a progressé d’un millier d’inscrits passant de 18 343 en 2008 à 19 330 cette année. « Il n’y a donc pas eu de déperdition liée aux grèves », a-t-il simplement lâché.

Le président était beaucoup plus préoccupé par les projets de rapprochement entre les universités de Franche-Comté et de Bourgogne. Un sujet qui en inquiète plus d’un et sur lequel il s’est voulu rassurant.

« On ne fera la fusion que si elle apporte une plus-value. Rapprochement ne veut pas dire fusion. On va déjà éprouver notre capacité à gérer notre autonomie », a précisé Claude Condé dont le mandat sera remis en jeu en 2011.

Deux axes vont être développés entre les universités des deux régions. Le premier, sous la forme d’une association de type 1901 sous l’intitulé « université fédérale » dont le siège sera à Besançon et qui regroupera les deux universités et des écoles d’ingénieurs, organisera la mutualisation.

Une région visible au plan international

« On se donne quelque temps pour évaluer l’intérêt d’une fusion, sachant qu’au préalable, nous avons à préparer ensemble des projets pour le plan quadriennal dont la première mouture doit être bouclée le 5 octobre 2010 pour une évaluation en 2011 et une mise en application en 2012 », a complété le président Condé.

Le deuxième axe du rapprochement se fera autour de la constitution du PRES autour des deux universités, avec un ensemble de partenaires extérieurs sous la forme d’une fondation qui devra « dégager les moyens financiers nécessaires à l’identification d’une grande région Bourgogne/Franche-Comté ».

« Une région qui devra être visible au plan international », a souhaité Claude Condé, qui a également insisté sur le fait que « la recherche ne peut s’entendre qu’en relation avec les entreprises ».

Claude Mislin

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