L’occasion pour lui d’évoquer son festival belfortain. La première chose qu’on voit chez Adolpho, c’est la flamme au fond de ses yeux. Une flamme passionnée, latine, tactile, pour un réalisateur prolifique, un poète qui s’écoute, qui écoute. Et qui parle. Doucement, à voix basse, avec un accent profondément espagnol.
C’est comme un livre
Un réalisateur humble, au propos fort, qui contraste avec une époque à tout bout de champ « bling-bling » et « m’as-tu vu ».
Mais qu’on ne lui parle pas de cinéma d’auteur ou de cinéma grand public : « Il n’y a pas de grand public et il n’y a pas de petit public. Il y a un cinéma fait pour les humains, je n’aime pas cette idée de grand public. Un film, c’est comme un livre ou un tableau, ça parle à tout le monde ». D’ailleurs, peu lui importe si l’on a vu ses films au cinéma ou qu’on les ait téléchargés sur internet.
« Moi-même, je ne vais pas souvent au cinéma. C’est quelque chose de cher. Mais l’avantage avec les festivals, c’est de découvrir des films anciens qu’on ne peut pas voir autre part ». Adolpho reste jusqu’à dimanche et la fin du festival. Il est arrivé lundi, par temps de pluie. « Il fait quand même plus chaud ici qu’à Madrid. Là-bas il n’y a pas de pluie, c’est un froid sec. Ici, la pluie doit transporter un peu de chaleur ».
Et les projets ? « Rien de concret. Je me repose en ce moment… c’est agréable ! Je ne sais plus qui disait « dans la vie, il ne faut faire que ce qui est inévitable ». Et bien voilà, c’est ce que je fais en ce moment ».
Tony Oberrieder À VOIR « Le crime de la toupie », mardi 1 er décembre à 16h15, « L’imitation de l’ange », mercredi 2 à 12 h 15, « Le jouet criminel » mercredi 2 à 14 h, « Pointilly » le 2 décembre à 19 h, « Tam-Tam » le 2 décembre à 14 h, « Flammes » le 4 décembre à 12 h 15, « Les intrigues de Sylvia Cousky » le 5 décembre à 16 h