Amélie Dubois et Jérôme Moncilovic sont les sélectionneurs des films en compétition au festival EntreVues de Belfort. Et pour la 24e édition, ils sont optimistes quant à la qualité et aux futurs parcours des réalisateurs.
Mais où vont-ils chercher tout ça ? C’est la question que se pose légitimement tout un chacun au vu de la qualité des films en compétitions. Et la sélection des films à EntreVues, c’est Amélie Dubois et Jérôme Moncilovic. Lui est critique à Chronic’art et enseignant à l’Esec de Paris. Elle est critique aux Inrockuptibles et enseigne également le cinéma.
« Nous recevons énormément de films et nous parcourons les festivals de cinéma au Portugal, en Allemagne, en Suisse… Nous épluchons tous les catalogues », détaille Jérôme.
Et cette année, on parle de plus d’un millier de films vus, pour 33 sélectionnés. EntreVues s’est d’ailleurs fait une spécialité de révéler des talents en devenir en accompagnant les cinéastes dans l’éclosion de leurs œuvres.
Pour le cru 2009, les sélectionneurs sont confiants quant aux qualités des réalisateurs en compétition : des cinéastes « prometteurs », avec des « identités propres et fortes », pour des films qui se sont « imposés d’eux-mêmes à la compétition ».
« Pour chaque film, c’est une nouvelle histoire. Une rencontre, une forme de séduction, un film que l’on apprécie et que l’on a envie de montrer, un réalisateur que l’on a envie de faire découvrir. Cette année, pour la sélection, c’était presque miraculeusement évident », explique Amélie. « D’habitude, pour certains premiers films, on peut apercevoir les influences. Là, on a des premiers films très forts, singuliers, à l’identité n’appartenant qu’aux réalisateurs. »
Tony Oberrieder