Chaque année, à la rentrée de septembre, près de 400 étudiants de l’UTBM présentent les travaux effectués durant leur stage de fin d’étude. Durant cette période de six mois, qui marque la transition entre l’école et l’entrée dans la vie active, beaucoup choisissent de partir à l’étranger ou de tester des secteurs originaux. Zooms sur trois projets présentés cette année.
Jeux vidéos
Installé derrière son clavier d’ordinateur, dans une petite société du Val-de-Marne, Benjamin Conan a consacré son stage à donner vie à un héros de jeu vidéo. Pendant six mois, cet étudiant en informatique spécialisé en réalité virtuelle a conçu des programmes pour faire évoluer un petit archéologue dans la jungle mexicaine à partir de dessins 3D fournis par des graphistes, de mouvements dessinés par des animateurs et d’un scénario, en perpétuelle évolution. Un travail aussi amusant que fastidieux. « Le secteur des jeux vidéos est connu pour demander beaucoup de travail, confie-t-il. Mais c’est un peu le prix du fun. » Le jeu, dont le nom est encore tenu secret, devrait sortir au mois de janvier et être disponible pour les consoles Wii et Nintendo DS.
Chocolat
Même les chocolats artisanaux peuvent être le fruit de savants calculs. Durant son stage à l’entreprise Valrhona, dans la Drôme, Denis Besson, étudiant en productique (Imap), a déterminé comment améliorer le rendement des lignes de production sur lesquelles travaillaient les chocolatiers : nombre de bonbons par rangée, vitesse du tapis, épaisseur du rideau de chocolat recouvrant la ganache… Une première expérience qui n’est pas franchement liée à son domaine de prédilection, la mécanique, mais qui présentait malgré tout de nombreux avantages, comme le prestige de la société… ou bien sûr, les dégustations. « Il y avait 350 références de bonbons allant du chocolat noir aux chocolats aux épices plus originaux, confie Denis Besson. Je n’ai pas eu le temps de me lasser, j’en ai mangé du premier au dernier jour. »
Architecture
Après avoir effectué plusieurs stages en Corée, Sarah Amsellen, étudiante en informatique, a mis le cap vers la Suisse. Pour son stage de fin d’études, elle a rejoint le service recherche et développement d’une petite start-up zurichoise spécialisée dans la construction de villes virtuelles en trois dimensions et jeté les bases d’un logiciel permettant de transformer automatiquement des photographies aériennes en villes virtuelles. Pour cela, elle a dû apprendre aux ordinateurs à repérer eux-mêmes les fenêtres, les portes, les étages, les toitures… Lorsque ses successeurs auront réussi à contourner les derniers pièges, comme les photos de mauvaise résolution ou les reflets, la société pourra investir un créneau très en vogue. « Les applications vont de l’urbanisme à la cartographie, l’architecture, la navigation », explique Sarah Amsellen. Elle a de son côté décroché un emploi d’ingénieur dans une autre société avant même d’être diplômée.
F.T.