Toutes les options d'accessibilité du site L'Alsace | Raccourci vers le menu de premier niveau | Raccourci vers le menu de second niveau | Raccourci vers le contenu principal | Raccourci vers le formulaire d'identification | Raccourci vers la recherche | Raccourci vers le pied de page
Édition du

le 28/04/2009 à 07:31

Emploi La formation en alternance concerne de plus en plus les étudiants du supérieur

Les BTS, les licences professionnelles mais également les diplômes d’ingénieur sont désormais accessibles par le biais de l’alternance.    Photo Bernard Hamann

zoom

Les formations par alternance, qui ont vu leurs effectifs doubler en l’espace vingt ans en Franche-Comté, séduisent de plus en plus les étudiants du supérieur. Elles doivent néanmoins faire face à un contexte défavorable.

Longtemps réservées aux diplômes de niveau V (CAP-BEP) et IV (Bac, bac pro, brevets professionnels), les formations par alternance concernent de plus en plus les formations de niveau supérieur. Les BTS, bien sûr, licences professionnelles mais également les diplômes d’ingénieur sont désormais accessibles par le biais de l’alternance, à l’image du diplôme d’ingénieur spécialisé dans le génie électrique proposé depuis la rentrée dernière par l’UTBM (lire ci-dessous).
Lors de la prochaine rentrée, sept nouvelles formations de niveau bac + 3 à bac + 5 vont s’ouvrir à l’alternance en Franche-Comté (voir encadré), qui s’ajoutent aux sept autres ouvertes à la rentrée 2008.
« On constate depuis trois-quatre ans qu’on voit l’apprentissage s’ouvrir de plus en plus à des niveaux de formation élevés de type bac + 2 et plus. Ainsi, pour Belfort et le Territoire, il y a une forte prédominance du secteur de l’industrie par rapport à des secteurs plus traditionnels comme le bâtiment ou la restauration », rapporte Alain Ratte, directeur à la direction du Travail du Territoire de Belfort.

Sept nouvelles formations

Un état des lieux de l’apprentissage en Franche-Comté publié par l’Efigip (Emploi formation insertion — groupement d’intérêt public aidant au diagnostic, à la prospective, à l’évaluation et aux décisions dans les domaines de l’emploi, de la formation, de l’insertion et de la lutte contre les exclusions), en mars dernier, a mis en lumière cet essor des formations de niveau supérieur.
Cette étude a montré que si la majorité des effectifs se situent toujours au niveau CAP-BEP (qui représente encore 50 % des effectifs aujourd’hui contre 85 % au milieu des années 90), la part des formations de type III et + (bac +2 à bac +5) a plus fortement augmenté ces dernières années.
Ainsi, entre 2001 et 2007, les effectifs des formations de niveau IV ont progressé de 23 % tandis que les effectifs des formations de niveau III et plus ont augmenté de 26 %. Un chiffre qui atteint les 35 % lorsqu’il s’agit des niveaux II et I. Un monde de l’alternance qui n’évolue pas en dehors des préoccupations économiques actuelles par les réalités et qui figure donc parmi les priorités des mesures annoncées par le chef de l’État dans le cadre du plan de relance pour l’emploi des jeunes.

Rendez-vous le 10 juin

En 2008, la direction du Travail du Territoire de Belfort a ainsi enregistré une stagnation du nombre de contrats signés : 1247 en 2008 (824 contrats d’apprentissage, 423 contrats de professionnalisation) contre… 1247 en 2007 (826 pour l’apprentissage et 421 pour les contrats professionnels).
Alain Fendeler, directeur du centre de Belfort/Aire urbaine de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) constate de son côté un recul significatif du nombre des contrats professionnels.
« Depuis la fin de l’année 2008, on a constaté une baisse de l’ordre de 25 à 40 % du nombre d’entrées en contrat par rapport à l’an passé. Il y a toujours des candidats, mais beaucoup moins d’entreprises. L’alternance est, dans la plupart des cas, une forme de CDD et s’il y a moins de CDD, il y a moins de contrats d’alternance », témoigne Alain Fendeler.
De son côté, le Conseil régional de Franche-Comté a voté, il y a quinze jours, un dispositif destiné à soutenir l’alternance en accordant une aide financière aux entreprises de moins de 250 salariés.
« Ce dispositif permet aux entreprises de moins de 250 salariés, qui proposeront un CDI à l’issue d’un contrat de transition ou des personnes issues de la plate forme de transition et de mobilité professionnelle, de bénéficier d’une aide financière de 3000 à 6000 euros. Notre volonté est de sécuriser l’issue des ces parcours. Mais attention, il ne s’agit pas de nous substituer à l’État et nous adapterons ce dispositif aux mesures annoncées par Nicolas Sarkozy », précise Gérard Coulon, directeur du service économie, social et solidarité du Conseil régional.
De son côté, la préfecture du Territoire annoncera officiellement demain la tenue d’une journée de l’alternance le 10 juin prochain, en partenariat avec tous les acteurs de l’emploi du département.

Jérôme Gil

Haut de page

Publicité

Vos commentaires

Nuage de Tags
Chargement en cours


La Météo

BELFORT

Éclaircies

Min : -2 °C
Max : 2 °C


Derniers commentaires
Chargement en cours


Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par L'Alsace - Le Pays. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de L'Alsace - Le Pays.