Le Paris SG, en plein dans une des crises dont il a le secret, doit «vite, vite, vite renouer avec la victoire pour retrouver la confiance», martèle Antoine Kombouaré qui compte la décrocher à Vesoul, club de CFA, mardi en 8e de finale de la Coupe de France.
«T'as voulu voir Vesoul»... Comme Jacques Brel, il semble que les Parisiens aillent un peu à reculons affronter le VHS Football (Vesoul Haute-Saône). Ca sent le piège à plein nez, et voilà le PSG, traumatisé par le 3-0 que lui a infligé Lorient au Parc samedi, qui redoute une équipe classée 16e de son groupe de CFA...
«Vesoul sait qu'on est en difficulté, note Kombouaré, et sera très motivé à l'idée de jouer le PSG. En face il y aura des morts de faim». Les joueurs de quatrième division se disent en effet que c'est le moment ou jamais. A 1-0 pour Lorient samedi, les Parisiens ont accusé le coup et encaissé deux nouveaux buts en 12 minutes. Une friabilité mentale qui donne des idées aux Vésuliens.
Et des sueurs froides à Kombouaré. Le mental défaillant? «C'est ça qui m'embête, répond-il, ça arrive d'être mené 1-0, mais il faut se battre».
Le PSG redoute même le terrain synthétique de Vesoul. «Les rebonds, les appuis, c'est une surface traumatisante, pour la plupart les joueurs n'ont jamais joué dessus, c'est compliqué pour les grands (allusion à Guillaume Hoarau), il y a des risques de blessures plus importants. Et le terrain devient très glissant s'il pleut».
Le contexte n'aide pas
Une +peur+ peut-être exagérée, mais l'entraîneur Kanak avait l'air un tantinet abattu en conférence de presse, répétant à l'envi qu'il était «un battant, je me bagarre jusqu'au bout, je dois montrer un bon état d'esprit vis-à-vis de mon groupe», comme pour s'en convaincre lui-même.
Le contexte n'aide pas non plus. Les Parisiens ont annulé le décrassage prévu dimanche pour éviter que leurs voitures ne soient trop vulnérables sur le parking du Camp des Loges (il y a deux ans la Porsche d'Armand avait été vandalisée). «C'est embêtant de ne pas travailler dans un climat serein, mais le plus important c'est la sécurité des joueurs», explique Kombouaré, qui trouve «logique de manifester son mécontentement, mais il y a des choses qu'il ne faut pas faire. Gueuler son mécontentement n'a jamais blessé les gens».
Déjà samedi une tentative d'envahissement des ultras d'Auteuil a été repoussée, et lundi les joueurs ont quitté l'entraînement au Parc escortés, devant une trentaine de supporteurs mécontents.
De source policière, 330 supporteurs parisiens sont attendus à Vesoul, dont 100 venus de Paris, mais c'est plus probablement au Parc qu'ils pourraient faire parler d'eux, contre Toulouse dans une dizaine de jours et surtout contre Marseille le 28 février, pendant les vacances scolaires.
«On n'est pas en confiance, conclut Kombouaré, mais l'avantage c'est qu'avec les matches qui viennent on n'a pas trop le temps de gamberger».