Dans sa nouvelle robe grisée -le prototype était rouge- et sa déco un peu plus fashion, la F-City s’apprête à effectuer ses premiers tours de roues pour le compte des employés de l’Agglo montbéliardaise (lire ci-dessous). Pour ses concepteurs, la F-City est plus qu’une voiture électrique. Elle se destine à une offre de location pour les citadins (autopartage).
Nous avons eu la chance de pouvoir tester cette voiture électrique fabriquée par FAM (Française d’Assemblage et de Montage) Automobiles à Étupes.
Premier constat : elle ne possède « que » deux places. Donc en attendant une version trois places pressentie, maman avec enfant passez votre chemin, il n’y pas de possibilité d’installer de siège enfant à l’arrière. Pas de fauteuil en cuir dernier cri non plus, à l’avant. Nous restons plutôt dans le style… camping. Ces sièges en toile tendue restent cependant plutôt confortables. Avec un intérieur dépouillé, on se rend rapidement compte que l’objectif premier de la F-City est la location. Simplicité et solidité pourraient être les maîtres mots. Et ce, même si les vitres électriques et la fermeture centralisée apportent une petite touche de confort.
Déroutant les premiers mètres, la conduite simplifiée à l’extrême, séduit rapidement. Marche avant, marche arrière, point mort, pédale de frein, accélérateur : c’est si facile qu’on peut la conduire, avec le code, à partir de 16 ans.
Pas d’autoroute
Le bruit du moteur électrique est, lui aussi, inattendu. Lorsqu’on accélère, on a l’impression sonore de rouler à fond en marche arrière avec une voiture classique. Du coup, ce n’est pas très agréable dans un habitacle qui n’a pas de poste de radio pour couvrir ça. De l’extérieur, en revanche, on n’entend presque rien. C’est pour cela qu’un bouton « bip-bip » permet d’avertir les piétons de notre présence.
Assis assez haut, on n’a pas du tout la sensation de conduire un… kart comme on pouvait l’imaginer avant le test. Par contre, les autres usagers de la route vous collent aux fesses rapidement. Le look « voiturette sans permis » les pousse à vouloir nous doubler même dans les ronds-points pour se débarrasser de vous. Sentiment accru hors agglomération, où lorsque vous êtes pied au plancher, vous culminez à 68 km/h même dans les descentes. Dans les cœurs de ville, c’est parfait, mais n’imaginez pas prendre l’autoroute, c’est interdit.
Une vitesse plus élevée aurait pour effet de sérieusement réduite l’autonomie de la batterie. Elle est aujourd’hui d’environ 100 km et devrait être boostée lorsque les ingénieurs de FAM intégreront dans les prochains modèles une recharge au freinage. On peut aussi imaginer que lorsque la pédale d’accélérateur est relâchée, le moteur devienne tout simplement alternateur.
Pour recharger la batterie en totalité, il faut en effet compter huit heures d’immobilisation. L’avantage est que, comme pour un téléphone portable, une simple prise de courant 220 volts suffit.
En conclusion, la F-City va forcément mettre du temps avant de bouleverser les habitudes des automobilistes. Prioritairement à cause de son prix : 33 000 euros hors taxes avec batterie et 13 000 euros hors taxes avec une offre de location de la batterie de 250 euros par mois. Plus écologique, bien sûr, mais encore trop chère par rapport aux pleins d’essence ou de fuel mensuels.
Lionel Vadam