La campagne de vaccination destinée aux publics — enfants et adolescents — scolarisés est lancée officiellement aujourd’hui dans l’Aire urbaine comme partout en France.
« Elle se déroule à deux niveaux : dans les centres de vaccination pour les élèves de maternelles et les primaires, dans les collèges et les lycées pour le secondaire », résume Nicolas Lardier, responsable de la défense et de la protection civile à la préfecture du Territoire de Belfort.
Si les élèves des écoles primaires (maternelle et élémentaire) peuvent aller, dès aujourd’hui, se faire vacciner dans un des sept centres de l’Aire urbaine (lire encadré), les collégiens et lycéens mais également les élèves des classes préparatoires ou de BTS vont devoir patienter encore un peu.
Le temps de mettre en place des équipes mobiles. Composées de médecins scolaires, d’infirmières et de secrétaires médicales, elles se rendront dans les collèges et les lycées pour administrer le vaccin aux élèves volontaires, dont les parents auront signé, au préalable une autorisation de vaccination distribuée cette semaine dans les établissements.
Les courriers sont partis
« Les courriers sont partis aujourd’hui (hier). Nous attendons maintenant les réponses des parents afin d’évaluer les moyens à mettre en œuvre dans chaque établissement, en fonction de la demande. C’est encore un peu flou pour l’instant mais c’est en train de se mettre en place », rapporte le Dr Sylvie Graille, médecin responsable départemental scolaire.
Dans le Territoire de Belfort, le lancement des équipes mobiles est programmé le 30 novembre prochain.
Idem en Haute-Saône. « Un questionnaire médical individuel et un formulaire de consentement, remis aux élèves par les chefs d’établissement, remplis et signé par les parents (pour les enfants mineurs) seront nécessaires pour pouvoir bénéficier de cette vaccination », indiquent les préfectures. Une date qui n’est pas encore arrêtée dans le Doubs. « On s’occupe d’abord du recensement des élèves qui souhaitent se faire vacciner », précise-t-on du côté de la préfecture.
Files d’attente
Parallèlement, à partir d’aujourd’hui, les enfants des écoles maternelles et élémentaires viendront, accompagnés de leurs parents, renforcer les files d’attentes des centres de vaccination désormais pleins du côté de Montbéliard (lire l’article de Patricia Louis ci-dessous) comme dans le Territoire.
Hier matin, à Valdoie, une heure après l’ouverture du centre, une cinquantaine de personnes. « Et il y a encore une file d’attente d’une demi-heure au moins. On ne sait pas comment on va faire si il y a en plus des enfants qui arrivent », témoigne François Denis, chef du centre de Valdoie. Même scénario à Belfort dans l’après-midi.
« Nous allons renforcer le centre de Belfort. Il y aura une équipe médicale, donc une chaîne de vaccination supplémentaire », précise Nicolas Lardier.
Même si, pour l’heure, le vaccin ne fait pas vraiment l’unanimité à la sortie des écoles. « On ne fera pas vacciner nos enfants, affirment Farida et Séverine. Et vous ne trouverez pas beaucoup de personnes ici qui veulent faire vacciner leurs enfants ».
Une position qui pourrait encore évoluer avec le virus.
Jérôme Gil