La salsa, c’est finalement très compliqué, mais c’est une danse magique. Comme son nom l’indique, c’est à l’origine une « sauce » de danses nées à Cuba, qui donnent, une fois ce mélange réalisé, la salsa, laquelle compte aujourd’hui plusieurs styles : la cubaine, la colombienne, qui ne sont pas codifiées, mais répondent davantage à des règles, et la new-yorkaise, née de l’immigration portoricaine, qui, elle-même, se divise en deux types. Anatole Endzelle enseigne la salsa new-yorkaise « qu’a révolutionnée Eddy Torres, l’un des maîtres mondiaux du genre, un style d’excellence le plus dansé dans les congrès et les festivals organisés au monde ».
C’est une danse rythmée, sensuelle, chaleureuse Le jeune ingénieur d’Alstom, spécialiste de systémique, est tombé dans la marmite en novembre 2003 « avec ce pas-là, le mambo portoricain dansé sur le deuxième temps, qu’on appelle le mambo-salsa one 2 ». Très technique, disait-on. Mais évidemment magique. « La salsa est une danse rythmée, sensuelle, chaleureuse », la décrit Anatole. Et c’est un phénomène, qui prend de plus en plus d’ampleur en Europe, notamment dans les grandes agglomérations, surtout à Paris, et des pays comme l’Allemagne, la Suisse ou les Pays Bas. Rien de conséquent, en hommage total à ce type de danse, n’avait cependant jamais été organisé de façon spécifique dans l’Aire urbaine. Anatole Endzelle veut combler ces lacunes par un événement international d’entrée de jeu, les 27, 28 et 29 novembre, qu’il a baptisé « Concerto de Belfort », avec, en sous-titre, le « Belfort Mambo-Salsa Congres », à l’Atria. « C’est un symposium international de musique et de danse, un concept qui réunit plusieurs activités », explique ce Belfortain d’adoption, qui, il y a quelques années, a arrêté son activité professionnelle pendant un an et demi pour danser dans une troupe. « Je voulais apprendre à voir, j’avais des amis qui avaient plus de technique que moi. »
À Belfort, il donne des cours presque tous les soirs de la semaine, notamment au Blast (lire ci-dessous), et a formé d’autres amateurs de salsa jusqu’à générer de véritables vocations. La petite équipe est régulièrement en formation avec les artistes internationaux qui se produiront à Belfort fin novembre, l’objectif étant de réunir, autour de la salsa, un public divers, « ceux qui vont seulement regarder, ceux qui vont danser, et ceux qui vont apprendre ». Le danseur-ingénieur, qui s’est lancé dans l’aventure « en faisant aussi appel à toutes mes compétences d’entreprise », car c’est une lourde opération, s’est lancé des défis, comme réunir des chefs d’orchestre internationalement reconnus et leur demander de créer, pour l’occasion, deux formations avec 30 musiciens qui ne jouent pas forcément ensemble. « J’espère que des vocations vont naître », sourit Anatole Endzelle, qui rêve de voir, dans l’Aire urbaine, la salsa prendre son envol.
Karine Frelin Y ALLER Vendredi 27 novembre à partir de 20 h, samedi 28 de 11 h à 3 h du matin, dimanche 29 de 11 h à 19 h 30. Tarifs : différentes formules selon les activités. Programme détaillé et billetterie sur www.concertodebelfort.com