C’est l’un des tauliers du groupe. Personne n’en doute. Avec son CV sochalien, Teddy Richert a de quoi inspirer le respect. Reste que le portier doubiste ressent lui aussi tous les bienfaits d’un tel stage d’avant-saison. « C’est indispensable, dit-il. Passer une semaine comme celle-là, permet de vivre plus de temps ensemble en dehors du terrain. Cela contribue fortement à incorporer les nouveaux. On pourrait faire des exercices, une préparation identique sur place à Montbéliard, mais ce sont surtout les à-côtés, la vie commune, qui s’avère importante. On sent des choses dans ce genre de stage. Certes, le terrain reste le terrain mais pour aborder le début de saison, rien de tel qu’un bon stage où, comme c’est le cas là en ce moment, on sent que le groupe vit bien, que tout le monde a envie de participer, de mettre de la vie. Cela peut rendre le début de saison plus facile, meilleur ».
Une colonne vertébrale qui a de la bouteille
Ces mots ne sont pas juste là pour emballer la conversation. On connaît le franc-parler du capitaine sochalien qui ne se gênerait pas si, d’aventure, dans ce « Grand hôtel » de Divonne, il ne sentait pas passer les bonnes ondes. Pour avoir « galéré » durant les deux dernières saisons avec un FCSM chancelant, Teddy Richert veut passer à autre chose.
Autre chose, c’est-à-dire des résultats mêlés de ce plaisir indispensable. Francis Gillot y songe aussi pendant ce stage. Il se réjouit d’avoir pu enregistrer l’arrivée de deux défenseurs (Bréchet, Stevanovic). « Et puis, en plus de ces deux là, depuis la saison dernière, nous comptons Mikari, Sverkos. C’est en tout, ce que je voulais. Il a fallu deux ans… », avance-t-il avec une pointe d’humour. Reste que le coach doubiste attend encore « deux attaquants. Les dirigeants sont en Suède aujourd’hui (pour conclure avec Charlie Davies, voir le Pays d’hier). Onze joueurs sont partis, deux sont arrivés, quatre jeunes (Souprayen, Peybernes, Poujol, Cros) ont gonflé le groupe. Je constate malgré tout que la colonne vertébrale de l’équipe aura de la bouteille avec Richert, Bréchet, Dalmat, Sverkos ».
Se remettre en questions
Pour l’heure, à ce moment de la préparation et dans la sueur de Divonne, Francis Gillot n’écarte personne. « Je n’ai pas d’a priori, même sur ceux qui sont revenus de prêts. Ils sont sous contrat, j’aurai besoin de tout le monde. Je ferai une sélection ensuite. C’est aux joueurs de montrer ». Comme lui et son staff n’hésitent pas à montrer, eux non plus, leur désir « de se remettre en questions. Nous avons fait plus d’endurance durant la première semaine. Nous avions mal démarré la saison dernière, connu de nombreuses blessures, il faut donc changer même si ce n’est pas ma tasse de thé de faire courir et courir. Mais nous donnons des programmes d’entretien pendant les vacances. Sont-ils suivis ? On ne sait jamais ».
L’endurance donc, avant d’entamer le plus gros du programme. « Les joueurs en sont à neuf entraînements et deux matches dans la semaine. On va encore monter en rythme et travailler les exercices à 100 %. Certains vont souffrir, plus que d‘autres ». Voilà pour l’aspect physique de cette préparation. Côté jardin, l’entraîneur doubiste perçoit des signes assez positifs. « Le groupe semble mieux dans ses pompes, dit-il. La souffrance de la saison dernière paraît effacée, on sent moins de lassitude avec ce groupe renouvelé, plus d’envie ». De bon augure en attendant l’inexorable vérité du terrain, le 8 août prochain.
De notre envoyé spécial Gilles Santalucia
LIRE AUSSI :
Match amical : le FC Sochaux s'impose 3-0 avec le plaisir face à Zamalek