Justice Un multirécidiviste jugé pour des feux de voitures à Offemont
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À vingt ans à peine, le Belfortain s’est déjà distingué pour ses talents dans le domaine très disputé de la délinquance. Détention et usage de stupéfiants, violences avec arme, rébellion et refus d’obtempérer. Du tout-venant pour le tribunal de grande instance qui en a vu d’autres. Peut-être a-t-il eu alors, le 20 novembre 2011 à Offemont, l’intention d’apporter une touche d’originalité à son casier judiciaire en incendiant volontairement deux voitures (avec l’aide d’un complice mineur). Histoire de justifier d’un talent pour le moins prometteur ? Il semblerait.
Les faits. Ce jour-là, la police est appelée à Offemont sur les lieux d’une tentative d’incendie par deux individus. Ces derniers (un jeune majeur et un mineur) sont interpellés plus loin, un peu plus tard. Et, après avoir nié être les auteurs, ils reconnaissent avoir subtilisé des clés à une habitante du quartier en pénétrant dans son appartement « sous la contrainte, la menace et des voies de fait ». Ils reconnaissent ensuite naturellement avoir utilisé les clés de deux voitures (une C1 et une Punto) pour les conduire sur le lieu du délit et y mettre le feu. Dommage que le garçon n’ait pas cru bon de venir s’expliquer à la barre du tribunal correctionnel. Qui est loin d’avoir oublié la condamnation en 2011 par la juridiction des mineurs (six mois ferme) pour violences en réunion.
Une absence stigmatisée hier par Christophe Gérot qui constatait que le prévenu n’était « pas trop préoccupé de la manière d’assumer ses responsabilités », les véhicules ayant été tout de même sévèrement dégradés. « Le 6 juillet 2011, il est à nouveau condamné à de la prison avec sursis, mais ne juge pas utile d’avertir le juge de son changement de domicile », continue le substitut du procureur qui requiert 10 mois ferme. « Enfin, par la voix de son conseil, il annonce une promesse d’embauche qui, à mon avis, ne s’est pas concrétisée. Il n’a pas la volonté de s’insérer et il se moque du tribunal ».
Me Laurent Haennig, son conseil, justement, après avoir confirmé le retour en famille de son client (« à Montpellier où vit son père, pour couper avec les mauvaises habitudes de Belfort ») a parlé de « prise de conscience » et de « réflexe salvateur ». Tout en regrettant que malgré son appel téléphonique matinal pour lui rappeler sa convocation au tribunal, son client brillait par son absence. « Toutes ses condamnations sont des délits en réunions », a rappelé son avocat. « Ce n’est pas un meneur, mais un suiveur ». Le tribunal a mis sa décision en délibéré.








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