Sochaux/Saint-Étienne SOS fantômes !
L’empoignade entre Sochaux et Saint-Étienne a largement tourné à l’avantage des Verts (0-3). Photos Lionel Vadam
Complètement absents lors de ce 8 e de finale de Coupe de la Ligue, les Sochaliens ont été balayés hier soir, à Bonal, par des Stéphanois beaucoup trop tranquilles (0-3).
Difficultés pour vous endormir ? Sommeil agité ? Terreurs nocturnes ? Nous vous proposons ce matin un remède miracle : procurez-vous le DVD du Sochaux - Saint-Étienne joué hier soir à Bonal, et faites-le tourner sur la télévision au moment de compter les moutons ou d’attendre le marchand de sable.
Dix minutes, pas plus
En parlant de sable, tiens, les supporters sochaliens ont eu droit à un désert ce mardi. Une vaste et triste étendue sans fin, plate, tristounette. À peine deux occasions en faveur de leurs protégés. Peu d’envie. Pas de réaction. Et, au final, une élimination que jamais les « Jaune et Bleu » n’auront semblé en mesure de contester. Dans un vibrant hommage à Halloween, les coéquipiers de David Sauget ont trop longtemps été fantomatiques hier soir. Mises à part dix bonnes minutes en fin de première période, ponctuées d’un coup franc dangereux de Boudebouz (31e) puis d’une occasion de Yartey (34e), on a rarement senti les Sochaliens véritablement investis dans cette rencontre.
« En deuxième période notamment, on n’affichait pas l’état d’esprit qui pouvait nous laisser espérer quelque chose, reconnaît volontiers le défenseur Cédric Kanté. On a donné l’image d’une équipe résignée, et il n’y a pas à se chercher d’excuse : on aurait dû montrer un état d’esprit exemplaire, et il n’y a rien eu de tout ça ». Les Verts, largement au-dessus cette fois, n’ont donc pas eu à forcer leur talent pour composter calmement leur ticket pour les quarts de finale.
Toujours les mêmes carences inquiétantes
On n’a toutefois pas l’impression que cette élimination va traumatiser bien longtemps le FC Sochaux-Montbéliard. À la peine en championnat, il a d’autres chats à fouetter, et sa peau parmi l’élite à sauver. Non, ce qui inquiète le plus ce matin, c’est surtout le constat, répété, de carences que personne n’arrive à corriger. « On a eu un condensé de tout ce qui ne va pas depuis le début », comprend Kanté. Il y eut déjà le leitmotiv du but encaissé dans le premier quart d’heure.
Cette fois, c’est Romain Hamouma, formé au club rappelons-le, qui a profité de l’aubaine et d’un marquage élastique pour placer une frappe victorieuse des 20 m (0-1, 10e). On a également pu regretter sur ce match le manque cruel de présence offensive, mais aussi les largesses abyssales de l’arrière-garde. Hamouma, toujours lui, en profitait pour prendre tout le monde à revers sur un service de Lemoine (0-2, 67e), avant qu’Alonso ne donne une ampleur inquiétante au score au cœur d’une surface à l’abandon (0-3, 88e). Le maigre public de Bonal n’avait, depuis longtemps, que ses yeux pour pleurer des larmes gelées. « On n’a pas joué dans l’esprit coupe, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes », s’excusait presque « Razza » Camara au sortir des vestiaires. « Moi, c’est le renoncement qui m’a agacé », embrayait Hély. Un entraîneur qui n’a pas dû bien dormir. Qu’il se rassure toutefois : à quelques jours du match évidemment prioritaire à Valenciennes, on a un remède infaillible à lui conseiller en cas de nuit blanche…








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