FC Sochaux Vincent Nogueira : « je ne vais pas me transformer en Thierry Doubaï ! »
Vincent Nogueira décidé à affirmer ses qualités dans le groupe sochalien. Photo Lionel Vadam
Intelligent et attachant, Vincent Nogueira a, visiblement, beaucoup réfléchi sur lui et ce football qu’il veut affirmer au sein du onze sochalien « car j’en ai marre de repartir tous les ans à zéro » dit-il. Explications.
S’il a vécu une période difficile en début de saison, Vincent Nogueira n’est pas revenu dans le groupe sochalien par la petite porte. Un penalty provoqué et une passe décisive face à Évian lui ont redonné le sourire avec la qualification pour les 8es de finale de la Coupe de la Ligue. Aujourd’hui, il s’inscrit comme un élément fermement décidé à aider le FCSM dans sa quête de points après avoir tiré quelques enseignements de ces dernières années. « Je ne vais plus chercher à gommer mes défauts mais plutôt à m’appuyer sur mes qualités » dit-il avec la conviction du joueur expérimenté qu’il est devenu dans le vestiaire sochalien.
Vincent que cela signifie-t-il exactement que de vouloir, désormais, vous appuyer principalement sur vos qualités ?
Je suis un peu fatigué que l’on me reproche des choses : un manque physique, athlétique. Jusqu’ici, j’ai trop essayé de gommer mes défauts et je suis dans l’esprit, aujourd’hui, de penser avant tout à mes qualités.
Qui peuvent servir le FCSM, au moment ou, justement, Thierry Doubaï, joueur du milieu, vient de se blesser gravement ?
Je n’ai pas le même profil que lui et je ne vais pas me transformer en Thierry Doubaï. C’est clair, je n’en ai aucune envie. Je veux gagner ma place en étant moi. Il est plus physique, plus puissant que moi. Moi, c’est plutôt contrôle-passe en essayant d’apporter un plus offensivement. Le coach me connaît depuis longtemps, c’est lui qui verra mais je ne vais pas me transformer en ce que je ne suis pas.
Vous paraissez très déterminé.
Attention, le plus important reste bien le groupe. Cependant, j’attendais beaucoup de cette saison et quand j’ai vu le recrutement, j’ai pris un petit coup… C’est dur car j’ai l’impression de repartir à zéro tous les ans. La saison dernière, j’ai été sur 41 feuilles de matches sur 42 ! Je pensais qu’on allait compter un peu plus sur moi. Je parle là du terrain car en dehors, durant ma période difficile ces derniers mois, j’ai été soutenu par le club. Je dois beaucoup au club et au coach. En dehors du terrain, j’ai une reconnaissance énorme. Après sur le terrain, il se passera ce qu’il se passera. Le coach me connaît. Mais je suis serein sur ma situation.
Une situation qui fait de vous l’un des joueurs de ce groupe, qui a le plus vécu de choses ici ?
C’est vrai que je suis l’un de ceux, celui même qui a le plus d’années consécutives ici. Il n’y a plus beaucoup de joueurs d’expérience qui ont vécu les dernières années au club. Je peux comparer, voir ce qui ne va pas, aider. J’ai un statut qui me permet de dire certaines choses que je ne disais pas avant. C’est vrai qu’il y a eu une forme de relâchement, qu’il a fallu en discuter, se remettre sur le bon rail.
Vous avez souvent dû jouer le maintien avec le FCSM. N’est-ce pas cela, aussi, qui est usant ?
La saison dernière, on a passé pas loin de 30 journées dans le rouge. C’est vrai, ça devient usant. C’est ma 6e saison en Ligue 1 et on ne s’habitue pas à jouer le maintien. J’ai en mémoire la période de bonheur qu’on a traversé quand on a joué pour la Coupe d’Europe, Être toujours dans le dur, c‘est un autre football.
Il va donc falloir être solide mentalement.
On l’a toujours été. C’est ça qui nous a sauvés d’ailleurs. Le groupe s’est toujours montré solidaire, n’a pas explosé même quand nous étions à sept points du premier non relégable la saison dernière. C’est grâce à ça que nous sommes toujours en Ligue 1. L’envie est là encore aujourd’hui. Il n’y a pas de problème.
Elle devra se manifester à Nancy, samedi, pour ne pas laisser de marge dans cette lutte pour le maintien ?
Il ne faut absolument pas laisser de marge. C’est un championnat où de nombreuses équipes luttent pour le maintien. Il faut donc faire les choses maintenant avant que cela ne devienne trop difficile. Nous avons 6 points seulement, il ne faut pas l’oublier. Si nous n’avions pas gagné à Saint-Étienne, un match où la victoire n’était pas forcément méritée, il se serait passé quoi ? N’oublions pas. Il va falloir se bouger, prendre le jeu à notre compte, faire les choses correctement et rectifier ce qui ne va pas chez nous avant de penser à l’adversaire.
Un adversaire nancéien que vous connaissez fort bien à force ?
On a l’habitude jouer les matches aux couteaux et face à Nancy. On joue souvent les Nancéiens en amical etc. On a l’impression que la donne ne change pas entre les deux équipes. Leur style reste toujours le même et le nôtre aussi. Sauf que je pensais que Nancy allait continuer sur sa lancée de la saison dernière avec Jean Fernandez. Mais là, ils ont mal démarré. Qu’importe, pour nous, il ne faut pas oublier le principal : prendre des points.








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