Fête de la BD Hugues Barthe de retour aux sources de son inspirations à Audincourt

le 07/10/2012 à 05:00 Michel Schuler
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Hugues Barthe est né à Montbéliard. Il est passé par les Beaux-arts de Besançon et l’école d’Angoulême. Photos Michel Schuler

Hugues Barthe est né à Montbéliard. Il est passé par les Beaux-arts de Besançon et l’école d’Angoulême. Photos Michel Schuler

30 ans de BD à Audincourt, ça se fête. Pour l’occasion, 31 auteurs sont réunis à la Filature ce week-end. Parmi eux, le Montbéliardais Hugues Barthe, spécialisé dans le roman graphique. Il vit aujourd’hui à Rouen et n’était pas revenu dans le pays de Montbéliard depuis 20 ans.

Pour sa 30e édition, la fête de la BD d’Audincourt réunit cette année à la Filature (aujourd’hui encore) tous les ingrédients d’un grand cru. Des célébrités du genre (Baudoin, Bonifay, Mézières, Coria…), ou en devenir à l’image de Raphaël Beuchot qui a reçu hier le prix Caisse d’épargne jeune auteur.

Des milliers de BD à dénicher dans les bacs, à faire dédicacer, des ateliers, des expositions, un panneau d’expression libre pour le grand public, à boire et à manger, des contes et des… rencontres. Comme celle avec Hugues Barthe spécialiste du roman graphique, qui va sortir son 7e recueil Automne 79, la suite d’Été 79 qui raconte cette fois comment se reconstruire en partant, en choisissant la rupture géographique. Hugues Barthe raconte son histoire dans cette série débutée du côté de… L’Isle-sur-le-Doubs. Car il est né à Montbéliard. Il n’y était pas revenu depuis vingt ans et participe à sa première fête de la BD : « J’ai reconnu l’accent franc-comtois et j’apprécie de pouvoir prendre le temps de discuter avec des gens qui connaissent mon travail » sourit-il.

Après avoir fait les Beaux-arts à Besançon, il est entré à l’école d’Angoulême : « J’ai toujours dessiné, c’est une vocation. Enfant, je dessinais des BD pour mes frères ». Retour à L’Isle-sur-le-Doubs où se passe l’action. « J’ai un passé lourd avec un père violent, une mère battue. Écrire Eté 79 a été un palliatif sans doute. Il y a un côté thérapeutique mais attention je ne fais pas ma psychanalyse en BD. C’est aussi un travail d’écriture, une histoire particulière dans laquelle le lecteur sent que c’est du vrai. C’est aussi une écriture particulière, plus proche de la littérature ». Écrire et dessiner sont pour lui des éléments indissociables. Et chaque recueil est aussi une longue quête. « C’est un an de travaux pour 160 pages » souligne-t-il en savourant l’instant présent, ce retour à la source de son inspiration dans un pays de Montbéliard qui l’a vu grandir, souffrir et finalement réussir à aller au bout de ses rêves en changeant d’horizon et en devenant une référence dans le petit monde du roman graphique.

le 07/10/2012 à 05:00 Michel Schuler

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