Pays de Montbéliard Six bus de la CTPM immobilisés par précaution
Le parc des bus de la CTPM est vieillissant. Il faudra sans doute le renouveler plus vite que prévu. Archives Lionel Vadam
Six bus de la CTPM présentant des détériorations anormales ont été immobilisés vendredi. Jacques Hélias, le président de PMA, a fait jouer le principe de précaution en matière de sécurité des voyageurs assurant que le trafic n’est pas perturbé.
Branle-bas de combat depuis jeudi à la compagnie de transports du pays de Montbéliard (CTPM – Keolis). Une info alarmante circule. Jacques Hélias, le président de PMA, serait prêt à retirer de la circulation 14 bus (au gaz) en mauvais état. Un chiffre non confirmé. Cependant, il y a bel et bien un problème, « un gros problème » laisse entendre le président « mais pour l’instant, rien n’est confirmé. On est sur le pied de guerre depuis jeudi soir, on travaille là-dessus mais il n’y a pas de soucis pour les usagers ». C’était vendredi matin. Pendant ce temps, les réunions, les expertises de spécialistes se poursuivent. Martial Bourquin, vice-président de PMA, suit le déroulement des contrôles. En fin d’après-midi, Hugues Métille du syndicat SATUM souligne que « six bus sont finalement mis de côté par précaution ». On en saura plus lors du conseil d’agglo qui doit se tenir ce vendredi soir. Il faut attendre la fin de celui-ci pour que Jacques Hélias, le ton grave, expose la situation et les mesures prises : « à l’occasion d’une opération d’inspection de maintenance générale, la société Keolis a découvert sur une série de bus, une détérioration anormale d’éléments au niveau des rails de fixation de quelques fauteuils et de certaines tôles d’habillage de la structure ». Les bus concernés ont été analysés, auscultés « et bien que ces détériorations n’affectent pas la structure même des bus, la stricte application du principe de précaution en matière de sécurité des voyageurs a imposé une décision immédiate d’immobilisation de six bus ». Jacques Hélias précise cependant que « la continuité du service public ne sera toutefois pas impactée par ces immobilisations, le redéploiement des moyens sur le réseau permettant dès ce jour le maintien de l’ensemble des lignes du réseau ». Jean-Claude Vetter, le directeur de la CTPM, a bien entendu suivi de près ces opérations. « Le trafic est assuré » mais il consent « qu’il ne faudrait pas trop d’aléas supplémentaires ». Car les solutions de rechange (bus privés ou d’autres compagnies proches) ne sont pas légions.
Investir plus tôt dans de nouveaux bus
Ce nouvel épisode fait dire à Jacques Hélias « qu’il faudra sans doute envisager de changer des bus de façon plus précoce ». Et donc mettre la main à la poche. On se souvient qu’en juillet dernier, déjà, l’état des bus avait fait débat. Le 24 décembre dernier, le personnel s’était même mis en grève. « Six bus sont au bout du rouleau et les 24 bus au gaz sur les 60 de la flotte sont sans cesse en panne » soulignait alors le délégué syndical. La perspective du TCSP (transport en commun en site propre (100 M€) a eu pour conséquences de freiner sérieusement les investissements en bus standards. Jacques Hélias, alors vice-président de PMA, avait promis 40 nouveaux bus avec la mise en service du TCSP à l’horizon 2016. La donne a changé. Il faudra revoir la copie et investir avant.








pour ajouter le tag de la page à vos tags favoris.
effacer tout


Vos commentaires
Vous devez vous connecter pour poster un commentaire
Connectez-vous pour laisser un commentaire
Se connecter