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Solemont Crash : les victimes toujours en cours d’identification, les causes inconnues

le 26/08/2012 à 05:00 José Gonzalvez et Pierre-Olivier Kleitz
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La forêt est marquée par le crash de l'avion.

La forêt est marquée par le crash de l'avion.

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Les experts de la gendarmerie nationale sont à pied d’œuvre pour identifier les quatre victimes du crash aérien de Solemont dont les causes demeurent inconnues. L’enquête s’annonce longue et difficile.

De permanence ce week-end, le procureur de la République de Belfort, Alexandre Chevrier a confirmé, hier, sur les lieux du crash, à Solemont, que « le travail d’enquête sera long et difficile » les corps étant « dans un état très dégradé ». Le magistrat, accompagné du vice-procureur de la République de Montbéliard, Lionel Pascal, qui reprendra le dossier lundi, de la sous-préfète de l’arrondissement de Pontarlier et du lieutenant-colonel de gendarmerie Dominique Fraysse, commandant adjoint du groupement du Doubs, a indiqué que « les gendarmes débutent la collecte des débris ». S’agissant des causes de cette catastrophe aérienne qui a fait quatre morts, de nationalité suisse, dont le pilote, âgé de 57 ans, deux hommes de 51 et 36 ans et une jeune femme de 20 ans, il a affirmé qu’il n’y a à cette heure « ni explication, ni hypothèse privilégiée », précisant toutefois que « l’hypothèse de la foudre n’est pas établie. Les conditions météorologiques en revanche ont pu jouer un rôle ». On sait que l’avion, un Pilatus PC 12 de douze places (lire par ailleurs), effectuait un voyage d’affaires. Il avait décollé d’Anvers, en Belgique et se dirigeait vers Gstaad, en Suisse. « On a un plan de vol et des identités de personnes qui figurent dessus », a déclaré le magistrat. Le travail d’identification définitive a été confié aux spécialistes de l’institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale (IRCGN) venus de Rosny-sous-Bois. « Les moyens les plus importants sont engagés », a assuré Alexandre Chevrier, qui a rendu hommage à la présence des experts suisses de la DVI (desaster victims identification) qui ont « joué un rôle d’apport important d’éléments médicaux sur les victimes ». « Leur concours est très précieux », a-t-il insisté.

Les premières familles sur place

Hier, en début d’après-midi, les premières familles de victimes sont arrivées à Solemont où une chapelle ardente n’a pas pu être dressée comme initialement prévu par le maire Didier Grillot. Les proches ont été accueillis par la sous-préfète et les officiers de la gendarmerie, dont le lieutenant Pascal Iselin, responsable du PC installé dans l’école du village, ainsi que par les magistrats. Ils ont été entourés par les membres de la cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) dépêchée sur place par le SAMU 25. « Nous sommes là pour les écouter et les accompagner dans cette épreuve », relatent un infirmier psychiatrique et une psychologue de cette cellule. « On est aussi au service des professionnels qui interviennent sur le site du crash, car une catastrophe aérienne, c’est très particulier ».

Le plus dur pour tout le monde, c’est la vision des corps déchiquetés. La priorité est accordée depuis vendredi soir à la collecte de tous les éléments humains, qui seront entreposés dans une chambre funéraire mais restent à la disposition des enquêteurs. « Il faudra attendre plusieurs semaines avant que les corps ne soient rendus aux familles », confirme le procureur Alexandre Chevrier. Quant aux débris de l’appareil, ils seront collectés patiemment afin que les spécialistes puissent reconstituer intégralement la carlingue-probablement dans un hangar de la région-et déterminer les causes de l’accident. Ce qui prendra plusieurs jours durant lesquels le site de la catastrophe sera complètement « gelé » et placé sous la surveillance constante des gendarmes, comme c’est le cas depuis vendredi quand, vers 18 h 30, ont été découverts les premiers éléments de l’épave à la suite du crash intervenu peu avant 18 h.

L’avion, qui ne dispose pas de « boîte noire » n’aurait pas émis de signal de détresse.

le 26/08/2012 à 05:00 José Gonzalvez et Pierre-Olivier Kleitz

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