Patrimoine Des fermes devenues musées dans le haut Doubs

le 19/08/2012 à 05:00 David Aubry
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Les fermes musées de Grand-Combe-Chateleu seront en fête dimanche 26 août.  Photo David Aubry

Les fermes musées de Grand-Combe-Chateleu seront en fête dimanche 26 août.  Photo David Aubry

On les appelle les cathédrales des campagnes. Ces fermes comtoises trônent majestueusement dans les paysages verdoyants du haut Doubs. Celles de Grand-Combe-Châteleu permettent le temps d’une visite guidée de revivre la vie des francs-comtois d’autrefois.

Le rôle des fermes dans le haut Doubs n’était pas seulement d’héberger les humains, la famille au sens large, la communauté familiale regroupant deux voire même trois générations. L’autre vocation était aussi de mettre à l’abri pendant les longs hivers à la fois le bétail et le fourrage pour le nourrir permettant ainsi à tous de vivre en quasi-autarcie pendant que le gel et la neige paralysaient la campagne comtoise.

Élément important de cette survie, le tuyé qui orne la ferme. Une immense cheminée pyramidale qui donne une véritable noblesse au bâtiment agricole en le chapeautant et dont la partie basse occupe toute une pièce réservée au fumage de la viande. On l’utilise comme un garde-manger où l’on trouve jambons, saucisses, bresi… mais aussi comme chauffage central pour la ferme toute entière qui a bien besoin de cette source de chaleur en hiver.

Une immersion dans la vie de nos ancêtres

Au cœur du haut Doubs, à deux pas de la frontière Suisse et du Saut du Doubs, l’association Arts et traditions populaires du Beugnon à Grand-Combe-Châteleu a redonné vie à l’une de ces fermes pour en faire un musée. Elle se situe dans le quartier des Cordiers, quartier unique par le nombre et la diversité de ses fermes à « tué » du XVII e et XVIII e siècles et par l’absence de constructions parasites.

Parmi cet ensemble architectural harmonieux, les Arts et traditions populaires proposent la visite de la ferme-atelier, maison du XVII e siècle, abritant une forge rurale en parfait état de fonctionnement.

La visite se poursuit par le tuyé, un des plus grands de la région avec ses 14 mètres de haut, et par la cuisine, sombre, au sol pavé de lourdes dalles de calcaire, où se trouve la traditionnelle et massive « pierre d’évier ». En traversant le poêle, vous revivrez les veillées d’antan, alors que les chambres à coucher témoigneront de la vie austère de nos arrière-grands-parents. Un petit détour par l’écurie vous fera découvrir l’astucieux système de trappe, les « bonnailles », permettant de nourrir les bêtes directement depuis la grange haute. Traîneau, voiture, tombereau, faucheuse et charrue témoignent d’une époque, relativement proche, où le cheval était le seul moteur utilisé pour les transports et les travaux à la campagne.

Cette découverte du monde rural du début du XX e siècle s’achèvera par l’atelier. Ici, le paysan bûcheron rangeait haches, passe-partout ; il affûtait patiemment les lames, réparait ou confectionnait des manches parfaitement adaptés à leur utilisateur.

Y ALLER Fête autour du musée, dimanche 26 août avec repas campagnard midi et soir ; cuissons au four à bois ; démonstrations d’une trentaine de métiers d’autrefois et animations pour petits et grands. Tél. : 03.81.68.86.90.

le 19/08/2012 à 05:00 David Aubry

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