Les vignes du duc de Wurtemberg à Montbéliard
La première vendange fut modeste : cinq kilos de raisins. Photo Patricia Louis
Le renouveau de la vigne à Montbéliard date de 2010 avec des premières vendanges (modestes).
Les vignes ont été introduites dans le pays de Montbéliard dès l’époque romaine et à la Renaissance. La région possédait des vignes, propriété des seigneurs et de particuliers comme l’indiquent des noms de certaines rues ou lieux-dits à Audincourt, Sochaux, Valentigney, Mandeure, Montbéliard.
Pour certains, dont Érasme, le vin de Montbéliard était de qualité. Pour d’autres, c’était une horrible piquette. Il se dit que pour le boire, il fallait s’y prendre à quatre: un qui sert, un deuxième qui boit et deux autres qui tiennent le buveur volontaire.
Puis un jour, la vigne disparut des coteaux, victime du mildiou, de l’oïdium et du phylloxera qui l’acheva vers 1880.
C’est en 1998 que l’ancien adjoint à l’environnement, Jean-Marc Becker, décide de renouer avec la présence de la vigne dans le Cité des Princes. Avec la complicité de la ville jumelle de Ludwigsburg et l’amitié du duc de Wurtemberg qui offre 400 pieds de vigne, le projet voit le jour. Il possède un important vignoble autour de Ludwigsburg et produit entre autres, dans ses domaines souabes, un fameux crémant riesling baptisé « Herzog von Württemberg ».
Après presque trois ans de soins attentifs du service Espaces verts et environnement, se déroule la première vendange. Cinq kilos de raisins. Deux seaux et quelques litres. Modeste. Le coteau de la rue des Acacias est bien ensoleillé mais pas assez humide.
Depuis, quatre apprentis allemand ont participé à la construction d’une cabane de vigneron. On y stocke le matériel. Elle est en bois et pierre.








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